Fausse couche : 7 mois (et une dépression) plus tard

Ce mois ci je n’ai pas pleuré quand j’ai appris que je n’étais pas enceinte.
Bien sûr, il y a eu cette frustration et ce vague à l’âme.
Mais plus de pleurs convulsifs ou de râles inarticulés et retenus.

Il m’arrive encore de penser à « s’il n y avait pas eu la fausse couche ».
Et je croise encore trop de femmes enceintes à mon goût.
Mais je n’ai plus cette rage au coeur devant celles qui ont ce à quoi j’échoue.
L’autre soir, il m’a fallu deux heures avant de réaliser que la femme avec qui je discutais était sans doute tombée enceinte en même temps que moi.

Je pense que je commence à surmonter cette fausse couche.

Et rien qu’à le dire, j’ai encore du mal à croire ce par quoi je suis passée.

J’ai eu le droit à chacune des étapes du deuil, et je commence doucement à fermer ce volet.
Mais il faut que j’en parle.
D’abord parce que ça m’aide. Mais aussi parce que je ne suis pas sûre qu’on puisse mesurer ce qu’on vit lors d’une fausse couche. Et encore moins soupçonner (ou admettre) la dépression qui vous guette et qui risque de vous pourrir à retardement

J’ai fini par aller voir une psy, et prendre des anxiolytiques.
5 mois après la FC, je pensais être passée par dessus ça et j’avançais.
Pourtant, en vrai, je n y arrivais pas à trouver les mots pour exprimer ce qui restait au fond de moi.
Que j’en sois consciente ou pas, il y avait ce bouillon de culture qui m’empêchait de penser juste, et qui a fini par m’empêcher même de penser tout court. J’étais enfermée et perdue dans ma propre tête.

Ca a commencé à s’exprimer doucement. Je n’avais plus de crise de larmes dès que je pensais à la fausse couche, mais des crises plus sournoises. Un petit mal-être au quotidien ; un inconfort que je pensais normal et pas forcement dû à la fausse couche.

Puis ça a été les crises d’angoisse qui s’invitaient sans que je comprenne bien pourquoi. A chaque fois, du mal à calmer sa respiration, les larmes qui débarquent et l’impression que plus rien ne va.
Ma situation personnelle et professionnelle en a beaucoup pâti et j’étais incapable de comprendre ce qui coinçait, quelle était la source de ce malaise.
J’étais incapable de le comprendre et de l’exprimer. 

Et puis un jour, je me suis effondrée à la médecine du travail.
J’y suis allée pour une visite prévue de longue date, et en 40 secondes, j’ai fondu en larme devant le médecin.
A la question « avez vous été arrêtée depuis la précédente visite » tout a craqué et ma cervelle a parlé à ma place.

J’ai eu la chance d’être reçue par une femme médecin qui a su quoi faire, et que me dire. Elle a mis des mots sur ce qu’il me manquait : le deuil, l’isolement, la frustration, la détresse… la dépression.

Et tout honteuse que j’ai pu être à ce moment là, ça m’a vraiment aidé.
Je me suis doucement réveillée et j’ai pris conscience de la situation où je m’enfermais.

Je n’avais pas su admettre que je n’allais pas bien. Je m’étais isolée.
Et pire : j’avais pallié à ce malaise par le travail, dans un contexte pro exsangue.
Et là, j’atteignais un point critique !

J’ai donc vu mon médecin ainsi qu’une psy.
(Et j’ai décidé de quitter mon job pour arrêter de m’empoisonner au quotidien avec un stress sur lequel je n’avais aucun contrôle.)
Je sais, c’est un peu radical.
Mais je peux vous dire que cela va beaucoup mieux.
M’arrêter et consulter m’a permis de souffler et d’être prise en charge.
Mettre des mots sur ce deuil
m’a permis de remettre les pieds sur terre, de comprendre ce qui m’empoisonnait.
Mettre fin à un contexte pro nuisible, me permet de reprendre ma vie en main et d’avoir (enfin) du recul sur des frustrations et des malaises que je m’imposais à tort.

Et maintenant, je regarde 2016 avec plus de confiance, et de paix.
Pourtant, mon bilan de santé n’est pas très clair, et je devrais sûrement m’inquiéter de ma situation pro.
Mais au contraire. Je me sens mieux !

 

J’ai eu envie de vous raconter tout cela car j’aurais aimé que quelqu’un m’avertisse et m’aide à comprendre.
Cet article, c’est ma façon d’avertir les autres. 

J’ai déjà eu plusieurs messages de filles ayant découvert ce blog après une fausse couche.
Alors pour celles-ci, et les prochaines : prenez soin de vous : parlez !

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3 mois et demi plus tard

Aussi étrange qu’il y paraisse, je me sens plus mal aujourd’hui que 15 jours après cette fausse couche. Ce ne sont pas les mêmes émotions, ni les mêmes sentiments. C’est différent, et quelque part plus pernicieux. Moins continu, plus profond. Comme si la douleur et la peine s’étaient mués en une forme de désespoir désabusé.
Un regard voilé qui vous permet de voir les choses calmement mais avec  une étrange amertume, qui va et qui vient.
Vous êtes bien là pour voir la vie continuer, mais vous êtes comme « à côté de votre corps ».
Vous avancez votre bonhomme de chemin, au gré du quotidien, mais aussi des naissances chez les autres, des étapes de grossesse chez les autres, et de votre corps qui reprend petit à petit son rythme mensuel sans jamais vous annoncer la nouvelle que vous espérez encore plus qu’avant.

C’est court 3 mois.
Pourtant ça m’a suffit à reprendre la normale, et espérer.
Et être déçue.
Puis ré-espérer.
Contrairement à avant, je ressens la période d’attente beaucoup plus profondément.
Je ne connais plus simplement la déception au retour des règles. Je suis aussi habitée par un espoir si ardent qu’il en est presque affamé. Au point qu’il m’arrive réellement de croire que je suis enceinte.
Ce n’est plus juste des « si » et « l’impression que »… C’est l’idée intime de sentir que son corps amorce un début de vie.

Mais ce mois ci, comme le précédent, je pense que ce n’est qu’un cerveau malade qui se berce d’espoirs vivaces pour échapper à un deuil toujours moyennement assumé et une situation d’échec toujours plus intolérable.

Et pourtant, je sais bien que cela ne fait même pas 4 mois.

Mais ces presque 4 mois, ce fut la durée de cette grossesse.
Et 4 mois, c’est long quand on y pense. Surtout lorsqu’on s’y investit et qu’on en vit chaque minute.

Est ce qu’on peut vraiment « guérir » de cela tant qu’on ne retombe pas enceinte ?
J’aimerais le croire, mais cette envie va et vient au gré des vagues d’espoir et de déprime.

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15 jours après

Aujourd’hui ça fait 15 jours. 15 jours que j’ai « expulsé l’embryon ». Ou plus exactement, pour moi, que j’ai expulsé mon bébé mort.
16 jours que je suis sortie de l’hôpital en ne réalisant pas, en ne voulant pas croire. 16 jours que j’ai dû prendre cyctotec, saigner, saigner et encore saigner avant d’expulser en plusieurs fois ce qui dormait au fond de moi…
15 jours que j’ai fini par « accoucher » de cette masse flasque et pleine, en sachant ce que c’était, mais en ne le voulant réaliser… en ne voulant pas y penser.

Etonnamment, j’ai réussi à sortir la tête de l’eau moins de 2/3 jours après. Mais de là à dire que « c’était passé »… je n’en suis pas bien sûre.
Parfois les larmes venaient pour rien. Parfois c’est en repensant à diverses choses… la date présumée d’accouchement, les projets qu’on s’était autorisé à avoir.
Et d’autre fois, c’était en croisant des femmes enceintes ou avec des nourrissons.

Aujourd’hui, 15 jours plus tard, c’est mieux. Beaucoup mieux.
Sauf quand je croise une femme enceinte…
C’est bête mais je ne peux pas m’en empêcher : je me demande tout de suite à quel mois elles en sont, et à quel mois, moi, j’aurais dû en être.
Les larmes montent alors toutes seules et je dois les refréner.
Je m’engueule un peu moi même, en me disant que ce n’est pas en regardant vers le passé que je vais pouvoir avancer, mais quand même.

Et puis j’angoisse par avance !
Que va-t-il se passer à Noël cette année ? Si ma grossesse s’était correctement déroulée, j’aurais dû accoucher à ce moment là. Comment vais-je vivre ceci si je n’arrive pas à retomber enceinte à cette période ?
Bien sure c’est plus simple maintenant que quelques personnes sont au courant. Je sais qu’elles veilleront à m’aider à ne pas trop y faire attention…
Mais tout de même.

Cette fausse couche, c’est comme si on avait amputé une partie de ma vie… et la vie qui aurait dû suivre ces trois premiers mois de grossesse.
Ce n’est pas aussi douloureux que ce que l’on aurait pu croire, car je ne me morfond pas des heures et de heures à ce sujet. Mais quelque part, en moi, j’ai enterré une boite pleine de promesses déchues et de sentiments confus. Parfois la boite provoque des remous, mais j’essaye de l’oublier tout en sachant qu’elle est là.
Je me concentre vers la suite en croisant les doigts ; espérant retomber enceinte rapidement… tout en ayant fait le deuil de cette première grossesse avortée.

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Fausse couche et lassitude

Pourquoi j’écris ça ?

Est ce que je ne me fais pas du mal en couchant sur du papier tous ces événements, ces questions sans réponses, ces tristesses, ces joies, ces peines ?

A vouloir décortiquer ce qui m’envahit, se terre, se révèle ou me hante, n’est ce pas aller piquer sur des douleurs sourdes et les rendre encore plus vives ? Plus piquantes ? Plus acides ?

 

Je me suis posée plusieurs fois la question en me demandant ce qui ne tourne pas bien chez moi. Mais en dehors du désir de transmettre et de communiquer, je crois qu’il y a ce besoin d’accoucher de ce qui me trotte en tête, de vomir ce qui me ronge…
La maternité, surtout quand on y échoue, c’est quelque chose qui vous change, complètement.

– Il y a cette phase de lune de miel où l’on se décide à vouloir un bébé et où on se lance à la conquête de ces nouvelles promesses sans vraiment réfléchir, ou se questionner. On va faire un bébé, tout le monde en fait depuis la nuit des temps et maintenant c’est notre tour.
– Et puis il y a la phase des questions, et d’apprentissage. Celle où on se dit que c’est bizarre, ça ne marche pas. Alors on se renseigne un peu, vaguement inquiet.
– Et lorsque ça ne débouche pas sur quelque chose, on passe à la phase des doutes, des craintes… et de la médicalisation. C’est l’heure où, main dans la main, on franchit bravement le palier d’un médecin, d’un labo, de consultations spécialisées… à la recherche de réponses.
– Dans le meilleur des cas c’est alors l’étape des “solutions”. Monsieur va faire “ça”, ou madame va devoir passer par “ça” voire… “on vous propose d’essayer ça”. Alors on sourit bravement, on prend une grande respiration, et on y va…

 

Souvent on a déjà mis un ou deux ans pour en arriver là.
Moi, c’est typiquement mon parcours. Avec des hauts, des bas et beaucoup… beaucoup… de frustration.

 

Et puis il y a eu cette grossesse qu’on n’attendait (presque) pas.
Une belle grossesse spontanée, par voie naturelle, qui a fait la fierté du papa (et de la maman).
2 mois de surprises et une vie qui s’éclaire vraiment d’un jour nouveau, avec des pronostics d’abord un peu à mi-voix, puis des projets de plus en plus avoués. Et puis le devis de réfection de la “chambre d’ami” en profitant de quelques semaines de déplacement à l’étranger pour faire les travaux.

 

Et puis il y a eu ce soir où, vaguement inquiète, je me suis rendue aux urgences en voulant être rassurée vis à vis de quelques symptômes pas très rassurants à une semaine du départ à l’étranger.
J’y suis allée mi-figue mi-raisin, mais en étant sure que je serai renvoyée chez moi avec un paternaliste “c’est normal, vous êtes enceinte, reposez vous et ne venez pas aux urgences à chaque mal de tète”.
Mais échographiste interne n’a rien dit. Rien de rien.
Elle a fini par dire qu’elle allait chercher sa chef, et qu’elle appelait mon mari.

Sa chef est venue.
Le diagnostic d’un cœur qui ne bat plus.
Ces minutes beaucoup trop longues sous le néon de l’hôpital.
Les questions sans réponses, les pleurs, le refus de la réalité.
Le retour à la maison.
Le Cytotec. Les contractions. Le sang.
La concrétisation de ce qui m’avait été dit et que je n’avait pas “compris”.
Le choc de quelque chose que votre corps expulse malgré vous et qui n’en finit plus de se vider hors de vous en vous laissant tremblante, humiliée et terriblement vide.

 

Vide, est ce que je le suis vraiment ?

Parfois la tristesse et le deuil vont faire un tour. Et alors j’assume, je me tourne vers l’avenir et je sais parfaitement de quoi il en retourne. La prochaine fois je serais préparée, on pourra mieux en parler et on saura se protéger des coups du sort.

Mais à d’autre moments… c’est différent.
Ce n’est plus la rage endeuillée des premières heures. Ce refus du verdict et l’injustice des rêves qu’on m’arrache pour me dire de recommencer plus tard. Ce n’est plus la perte de ce bébé qui n’a pas de nom et qui repose, mort, au creux de mon ventre.

 

Ce n’est pas non plus cette colère de ce qu’on m’a donné pour me le reprendre, cette jalousie envers ceux qui connaissent la maternité sans ces heurts et ces épreuves.

C’est plus instinctif, plus mature mais non maîtrisé. C’est juste le vide. Un vide dans le corps, dans l’esprit… et surtout des bras vides de ce qu’on appelait à pouvoir chérir, bercer et cajoler. C’est un deuil qu’il faut savoir vivre et non pas juste traverser.

 

Comme mon utérus qui se contracte pour expulser la matrice et l’embryon d’une autre vie, mon esprit se tord et se vide de ces débuts de rêves qu’on avait à peine commencé à reconnaître et s’autoriser à vivre.

 

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Parfois ce sont les autres qui le disent mieux que vous

Je veux un enfant
Je veux un enfant
Je veux dans mon ventre, sentir le sang, la vie dedans, je
veux un enfant

Passe 28 jours, les doigts croisés, j’attends mon tour
Puis sur mes dessous, le sang revient, comme toujours.
Je me sens bien seule, je ferme ma gueule quand autour de
moi,
toutes les cigognes frappent aux portes, sont passées par
là.
J’ai envie d’hurler, j’ai envie de pleurer, je m’accroche à
ton cou.
Qu’est ce qu’ils font les autres?
Qu’est ce qu’ils ont les autres de plus que nous?

Je me fous des discours, des mots qui rassurent, des
professionnels.
Connaissez-vous la peine d’une femme qui rêve d’être
mère?
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Fausse couche et impressions

Parfois on sait.

On a pas besoin de se poser la question, de tergiverser, d’aller voir sur Internet. On sait parfaitement que cette tache rouge, si différentes de celles qui s’invitent parfois , ce n’est PAS ce qu’on peut trouver, parfois, au fond de sa culotte…

Quand cela débute 10 jours après la date présumée, que c’est plus épais, plus « différent » et qu’on se sent tout d’un coup « vidée » de quelque chose…
Alors on sait.

C’est difficile de parler d’une fausse couche quand on à peine plus d’un mois aménorrhée…
Mais pourtant ça vous flanque déjà un coup.

Et cette ambivalence vous la porterez à travers vous. Car peut on vraiment dire « j’ai fait une fausse couche » quand on ne savait même pas qu’on était enceinte ?

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La désillusion

Que ce soit un test de grossesse en main, ou par l’apparition soudaine des règles; il y a toujours ce moment de profonde déception qui vient vous virer le coeur aussi sûrement que ces maudites règles vous vrillent les reins tous les 28 jours.

Pourtant les signes contraires se faisaient nombreux ces quinze derniers jours.
Bas ventre douloureux, élancements dans l’aine, turgescences de la poitrine, nausées…
On a beau savoir que le cerveau turbine à fond lorsqu´ on espère tomber enceinte, on ne s’attend jamais à ce qu’il nous trahisse à ce point; en fabriquant de faux symptômes aussi crédibles qu’inconscient.

Bien sûr on avait commencé à bouquiner la littérature de femme enceinte. On y lisait que les principaux symptômes évoqués dans les articles «suis-je enceinte» n’étaient pas là.
Tant pis, on s’est dit que les envies de dormir et les seins durs c’étaient pour les autres; et que «nous», on commençait directement par la partie «j’ai besoin d’aller faire pipi toutes les 30 minutes».

Sauf qu’à vouloir rêver… qu’à vouloir se persuader… on a fini par y croire pour de bon!
Et ce matin, lorsqu’il fut l’heure de pouvoir (enfin) faire ce (put*** de) test de grossesse, on avait mauvaise conscience.

Et pour cause : on s’est levé avec un mal de dos qui nous rappel sans mal les symptômes annonciateurs des règles…

J’ai traîné des pieds pour aller jusqu’aux toilettes alors que je n’attendais que ça depuis 5 jours.

Et le verdict est tombé.

J’ai utilisé l’appareil comme il se doit. Mais je l’ai laissé seul faire le diagnostic.
Je suis partie faire un café à la cuisine.
L’air de rien, avec détachement.
Autant que force peu.

Dans mon fort intérieur j’y croyais encore.
Après tout… Je n’ai pas imaginé tout ça!
L’homme et moi-même nous rappelons sans mal le weekend de copulation frénétique où on a «tout bien fait comme il faut» lors de l’ovulation.
Et il trouve aussi que mes seins sont plus gros, plus turgescents…

Et puis, les trois minutes se sont écoulées.
Il était temps d’y retourner.

L’appareil affiche une seule ligne… mauvais signe (ce modèle annoncé le diagnostic sur une ligne et la durée de fécondation sur l’autre).

J approche mon nez pour lire.

«Pas enceinte».

Dire qu’on sent le monde s’effondrer sous nos pieds serait un poil exagéré.
Mais filer la métaphore avec la guillotine ne serait pas si éloigné de la vérité.
Car dans le cœur, le couperet est tombé : ce ne sera pas pour cette fois ci.

….

Bien sûre, on sait qu’il y en aura d’autres, que tout ne s’arrête pas là.
Et c’est sans doute ce qui nous empêche de fondre en larme. (La dignité s’accroche à ce qu’elle trouve).

Mais ce bébé qui n’existe pas, on a pourtant vécu avec lui pendant 5, 10, 15 jours ?
Ce verdict du test de grossesse c’est donc comme une petite mort.
Et il faudra la digérer avant de passer à «l’essai suivant».

Alors oui, la chronique du jour n’est pas drôle…
Je sais aussi qu’il y aura de jolies parties de jambes en l’air d’ici 15 jours.
Mais aujourd’hui, je pleure (un peu), mon bébé imaginaire.
Celui que je croyais être la et que j’apprenais déjà à aimer. Celui qui n’étais pas là mais que j’aimais déjà.

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