Vécu : Mes pires crises de larmes pendant la grossesse

Lors de ma 1ere grossesse, et en particulier pendant tout le 1er trimestre, j’ai connu des crises de larmes intempestive typique des femmes enceintes. Je le dis maintenant avec le sourire mais je peux vous dire que j’étais moyennement à l’aise avec ça à l’époque. Car même si tout le monde trouve ça ‘mignon’, moi ça me fatiguait. Heureusement ce phénomène était beaucoup plus léger lors de ma seconde grossesse (surement parce que j’ai éviter la télé comme la peste, je m’explique juste après 😛 ).

En en reparlant avec mon mari et des amis qui attendent un enfant, je me suis dit que ce serait drôle de consigner les pires trucs qui me faisaient pleurer.
Je vous met même des videos en fin d’article « pour le souvenir » ^^

Les crises de larmes contextuelles

J’ai mis un certains temps à accepter les crises de larmes car elles s’invitaient n’importe quand et je me faisais l’effet d’être une cruche complète incapable de se raisonner et d’être en société.
Car si on excuse souvent les femmes enceintes pour leurs « émotions à fleur de peau », chez moi c’était surtout des pleurs pour n’importe quoi !

Les premières fois cela tenait à la frustration de ne pas pouvoir exprimer quelque chose.

Par exemple  lorsque mon mari m’a cuisiné des pommes de terre (à ma demande) mais qu’il a osé mettre de l’ail et du piment dessus ! Je voulais tellement manger des patates natures que ça m’a mise dans un état fou !  Et ai fondu en larme avant de partir en claquant la porte de la chambre. Ce #PatateGate est devenu l’une de ces histoires drôles préférée mais depuis il ne me fait plus de patates.
(D’ailleurs la seconde fois où je suis entrée en crise, c’est de nouveau lorsqu’il a cuisiné qqch sans le faire à ma façon #pardoncheri)

Ensuite il y a eu quelques petites crises quand je ne comprenais pas quelque chose.

Ce sont des histoires dont on se moque maintenant, mais qui ontjeté un froid à l’époque.
Je me rappelle en particulier d’une ballade avec des amis… On marchait tranquillement quand ils ont changé de route sans que je comprenne pourquoi ; cela m’a fait chouiner d’un air paumé et l’un d’eux s’est exclamé gentiment « mais elle pleure même pas pour de vrai : y a pas de larmes« .
Autant vous dire qu’après ça c’était parti pour 5 minutes de vraies grosses larmes bien bruyantes en pleine rue !  #payetahonteaprescoup

Mais si ces crises ridicules se sont vite calmées à la fin du 1er trimestre, il y a un facteur qui a perduré et qui a été un vrai cauchemar à gérer au quotidien : la télé !

Le pire ennemi de la femme enceinte hypersensible : la télé !

Si je chouinais en lisant des livres sur la grossesse, des romans ou encore en écoutant des BO de film, le pire canal d’émotion pour moi fut la télé !
Que ce soit des émissions, des films ou des series je pleurais devant tout et n’importe quoi !

D’ailleurs à force d’amasser des situations gênantes, on a fini par se faire une petite liste des contenus qu’il me fallait éviter.

  • A commencer par les dessins animés pour enfants.
    J’ai ainsi sangloté piteusement devant « Le Monde d’Arlo », « Peter Pan » et je ne sais plus quoi. J’envisage d’ailleurs d’interdire ces bombes émotives à mes futurs enfants, pour les préserver.
  • Les infos télévisées m’ont aussi été clairement interdites dès le 2e mois de grossesse.
    Et pas uniquement à cause de leur lot de mauvaises nouvelles… J’ai eu l’occasion de fondre en larme une fois devant une scène qui montrait le Pape en train de bénir des enfants ?!?
    Il faut croire que la religion n’est pas une source de réconfort pour une femme enceinte 😛
  • Les films romanesques et historiques ont été ensuite limités à un ou deux par semaine pour éviter  la sur-consommation de mouchoir que je faisais.

Mon top 3 des pubs larmoyantes (année 2016)

Mais si tout cela peut paraître acceptable et presque « mignon », c’est sans compter l’impact complètement irréaliste des pubs sur mes émotions.
Car ça a rapidement été la Bérézina et mon mec en rigole encore plusieurs années plus tard ! Et je retiens tout particulièrement 3 pubs comme étant de vrais cataclysmes lacrymaux :  

  1. La pub d’Eurodisney qui t’explique qu’il y a un âge, entre l’enfance et l’adolescence, où tu dois te construire des souvenirs avec tes enfants (parce qu’après ça sera de sales ados rebelles et je-m’en-foutistes)

    OMG, en recherchant la vidéo j’ai de nouveau le cœur serré en entendant la voix off avec la musique !

2.La pub contre l’abandon des animaux de la fondation 30 millions d’amis.
Attention cette campagne de pub est un appel aux larmes et même plusieurs années par la suite je fond encore en larme (bon ok je suis de nouveau enceinte donc ceci explique cela…). Et je ne doit pas être la seule touchée par cette copie télé.
Le scénario est tellement bien fichu que n’importe qui la prend en pleine figure la première fois qu’il la voit !

J’étais tellement atteinte par cette pub qu’en voulant l’expliquer à quelqu’un je me suis mise à pleurer rien qu’en en racontant l’histoire !

D’ailleurs dans la même catégorie je pourrais aussi vous parler de la campagne pour la sécurité routière « Onde de Choc » (où l’on vous explique -dans 3 spots différents- qu’une conduite à risque ce sont des dizaines de personnes qui seront touchées/brisées par l’accident ).
Parce que celles-là aussi je suis capable d’en pleurer rien qu’en les racontant !

Et vous,  quelles ont été les sources de larmes les plus délirantes lors de la grossesse ? 

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J’ai testé… l’accouchement sans péri (et j’ai échoué ^^)

Hier je me disais que ce bébé allait me faire exploser s’il ne se décidait pas à sortir son museau. J’entrais dans la 41SA ce jeudi et je commençais à me faire une raison quant à un éventuel dépassement du terme.
Mais ça, c’était avant cette nuit !

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Car une chose est sûre maintenant, ce 2 novembre est LE jour de babychou !
Depuis hier 23h30 il n’y en a que pour lui 😉

  • Fissure de la poche des eaux à 23h30
  • arrivée à la mater à 2h30
  • monitoring et arrivée en chambre à 3h45
  • contractions régulières à 5h30
  • et depuis : 12h de travail et un bb qui se fait désirer en tournant la tête dans tous les sens !  ?

J’ai réussi à tenir sans peri jusqu’à 6,5 mais ensuite, malgré le bain, j’ai un peu perdu pieds…
Tournage de l’oeil et perte des jambes. J’ai pleurniché et ai demandé l’anesthésiste avec la voix d’une enfant de 4 ans ?

Pour moi l’aventure de l’accouchement dans l’eau s’est donc arrêté à 12h30, mais ce fut tout de même une chouette expérience.
Parce que j’ai pu ressentir ce que les femmes vivent depuis si longtemps, j’ai pu percevoir mes limites, j’ai vécu « dans ma chaire » le début du travail, et j’ai su laissé à mon mari le soin de me guider quand je n’y arrivait plus.

Je voulais savoir, vivre, me tester et je l’ai fait. Je pense que si j’avais pu dormir j’aurais sans doute pu aller un peu plus loin car la SF m’a propose le gaz pour gérer les contractions les plus proches. Mais entre la fatigue, l’esprit à l’envers et l’ouverture qui s’est stoppée… j’ai préféré revenir à un truc maitrisé (même si j’avoue avoir eut des doutes sur le fait qu’on puisse atténuer à ce point la douleur ?)

Et l’accouchement dans le travail dans l’eau au fait, c’était comment ?

En fait il s’agit d’une grande baignoire (avec porte) dans laquelle on vous installe et où vous pouvez prendre plusieurs positions. J’étais assez mal quand j’y suis entrée, car les contractions me provoquait des nausées et je ne pouvait m’allonger ou m’assoir qu’avec difficultés. Mais dès que l’eau a atteint mon vente … ça a été l’extase ! Je suis passée d’une douleur de 7/10 à 4/10.
Et comme pour le Onsen japonais vous vous mettez à transpirer du front mais l’eau est tellement chaude que tout le reste du corps se détend immédiatement.

accouchement-dans-l-eau-aux-bluetsJ’ai tenté de faire une petite vidéo pour montrer « l’ambiance » de l’accouchement aquatique, mais comme je porte rien d’autre que le monitoring ambulatoire … vous m’excuserez, je garde la vidéo pour moi 😛

Sauf qu’au bout d’une demi heure j’ai commencé à faiblir et à ne plus avoir l’effet anesthésiant. A force de me détendre chaque contraction était plus violente… J’avais l’impression de tourner de l’oeil et pourtant il me semblait qu’il ne fallait pas refroidir l’eau car j’avais peur de ne plus avoir l’effet détente.
Alors quand la sage-femme m’a dit que le col ne s’était ouvert que de 0,5 en 1 heure ça a été le pompon -_-
Elle a eut beau me proposer d’utiliser le gaz en complément, je craignais vraiment de décrocher et j’ai préféré laissé tomber et me rallier à la péri. Mais sans regret, hein 😉

L’anesthésiste est arrivé relativement vite (pour ce que j’étais encore consciente)

Et puis … la révélation de ma vie ! ?
C’est dément de voir à quel point on peut retrouver ses moyens grace au repos ?
Et pourtant je ne regrette pas les 6 premières heures de travail sans peri.

Travail en salle de naissanceTu le sens le sourire confiant « à peine » drogué :p

L’après-midi a été complètement different du matin avec promenade dans les couloir, sollicitations du bebe par telles et telles positions, micro siestes et discutions guillerettes.

En plus, avec ce soleil, c’était « presque » les vacances !

Mais bon, bebe n’était toujours pas là, et la dernière ligne droite commençait dans 20minutes

Bref… une belle rencontre en attente, j’avais hâte, malgré la fatigue et l’impression d’être un peu hors du temps !

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