Connaissez vous le tire lait passif ?

Tiens, un autre objet de maternité dont j’ai oublié de vous parlé l’année dernière : le tire lait manuel 🤱.
Enfin, c’est comme ça qu’on les appelle en France, mais pour ma part j’appellerais plutôt ça un tire lait passif ou tire lait de recueillement (c’est moins sexy pour le coup 😅).

Qu’est ce que c’est ?

Il s’agit surtout d’un réceptacle qu’on va poser sur le sein vide lors de la tétée, et qui va récupérer le lait suintant naturellement pendant que bébé boit sur l’autre sein.

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Ca n’a l’air de rien dit comme ça, mais toute les tire allaitantes vous diront que chaque mililitre compte lors de l’allaitement 💪!
Et c’est affreusement frustrant de voir ce que l’on peut perdre, lors des premières semaines de vie, alors qu’on pourrait fondre en larme pour 50ml manquant quelques mois plus tard🤬 !
Alors quand j’ai découvert ceux de la marque Haakaa (et puis d’autres qui sont rapidement apparus ensuite – même Lansinoh en a sorti le sien), j’ai tenté le coup.
Et je n’ai pas été déçue !

Et ça marche bien ?

A chaque tétée de baby Gaby, je récupérais 125ml sans rien faire (sachant que Gaby était une téteuse de compet’ qui finissait en moins de 5 minutes).
Petit à petit ça m’a permis d’avoir 3 bibs au congel, juste « au cas où ».

A l’usage c’est super simple à vivre : ça se « plug » sur le sein en appuyant dessus et ça se rince à l’eau chaude savonneuse avant de se laisser sécher.
C’est peut être pas le truc le plus sexy du monde à porter, mais ça vous rend bien service quand vous avez besoin d’avoir un peu de stock (ou de rester au sec lors des tétées 😅).

Ensuite, lorsque quand ça coule (genre vers 1mois, 1 mois et demi) j’ai pour ma part arrêté.
Mais l’une des copines instagram a continué et elle avait 3 jours de bib’ d’avance lorsqu’elle a confié son bébé à sa nounou vers 4 mois #respect !

Donc voilà, si vous cherchez une autre idée cadeau originale pour une naissance ou une baby shower voici un autre ovni qui vous pouvez offrir en pensant à moi 😁

Quelques bonnes références si vous voulez sauter le pas :

  

Quand la routine du nouveau né s’installe

J+15 après le retour de la maternité.
La routine d’un nourrisson c’est tout juste installée après 2 pics de croissances particulièrement “voraces” 🙈
J’ai réappris à faire mes noeuds de portage (merci @betty_petitspandaszen 😘), à donner un bain à un tout petit et à flipper pour tout et n’importe quoi.

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Car oui, je suis de ces mamans qui angoissent pour un rien au point de prendre un rdv avec le pédiatre à 2h du matin car bébé a le nez qui coule, ou se demander sans cesse pourquoi elle régurgite un jour et pas le lendemain.

Il faut dire que, chez moi, le post partum fait ressortir des angoisses qui confinent à l épisode dépressif. Pourtant, en dehors de ce travail sur soit … et l’ impression de vivre avec un tube digestif appelé bébé… je suis tellement ravie de vivre ces moments de calme quand Gaby dort, repue, et que le calme règne à la maison!

Sentir ce petit corps qui s abandonne contre soit tandis qu’on se repose en savourant ces instants hors du temps, ça n’a pas d’équivalent !
C’est juste précieux et riche d’impressions à chérir : la respiration rythmée du bébé, son poids sur soit, la lumière printanière, l odeur neutre et pourtant unique du bébé, les bruits de la rue au loin, et les petits couinements d’un nourrisson qui laissent entendre qu’il faudra bientôt penser à une tétée ou un changement de couche.

Alors oui, c’est fatiguant ce rythme tétée-colique-couche mais quand on sait que ça n’a qu’un temps on en apprécie d’autant plus ces pauses magiques entre deux triptyques du nouveau né

Une solution facile et écologique aux bobos de l’allaitement : les coquillages !

A l’heure où vous êtes sans doute nombreuses à faire les sirènes 🧜🏻‍♀️ sur la plage, j’ai eu envie de vous parler d’un produit qui fait le lien entre la mer et l’allaitement 🤱.

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Même si ma photo n’est pas très nette, vous aurez peut-être reconnu les coquillages d’allaitement.
Car, oui, il existe des coquillages taillés exprès pour les problèmes des femmes allaitantes ^^. Je me suis tellement intéressée à la question en debut d’allaitement que j’ai sans doute amassé TROP d’infos sur ce type de produit 🤫
Il faut dire que j’ai eu le droit à des débuts un brin compliqués, qui m’ont incité à chercher d’autres protections que les disques en coton.

Or, en cherchant des alternatives écologiques, je suis tombée sur 2 choix possibles : les coupelles en argent (oui oui ) et les coupelles en coquillages.

Soyons clair, ça fait quand même chelou de se dire qu’on va mettre des coquillages en nipples ( 🐚 = 🧜🏻‍♀️non ? ). Annoncé tel quel au mari, ça sonne entre un jeu de rôle coquin et un gentil délire de hippies.
Pourtant, après avoir hésité entre les 2 solutions j’ai privilégié les coquillages ( oblige). Et passé le premier quart d’heure -où l’on se demande ce qu’on est en train de faire- ça a été une très agréable surprise.

D’abord ça fait du bien là où on les porte. C’est très doux et un peu frais.
Perso je ne recommande pas le H24 mais plutôt d’alterner air libre et port dans le soutien gorge. Et surtout : portez les juste apres la tétée pour que la zone sensible profite des gouttes de lait pour cicatriser bien à l’abri dans le coquillage !

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Ensuite je tiens à dire que ça tient très bien en place dans le soutien gorge ou la brassière. Certes, si vous avez des vêtements très fins ça pointe un peu, mais ça reste plus discret que les gros pad en coton qu’on m’avait donné à la maternité 😛 Continue reading « Une solution facile et écologique aux bobos de l’allaitement : les coquillages ! »

Comment j’ai sevré ma fille à 21 mois (ou plutôt comment j’ai commencé)

Ces temps ci je suis en train de sevrer MissJ.
Tout doucement, avec un maximum de tact mais assez sûrement pour qu’on ait déjà pu supprimer toutes les tétées sauf celles d’endormissement.

Passer de 10/12 à 4 en 3 semaines, je n’y aurais pas cru si on me l’avait dit 🤗.
Je suis ainsi très étonnée de la facilité avec laquelle cela s’est fait.
Surtout que MissJ n’est pas la moins enthousiaste des têteuses 😬.

Au début je me suis renseignée sur les différentes méthodes de sevrage mais n’étant convaincue par aucune, j’ai décidé de faire ça à l’arrache 😙
On en a parlé avec elle, en lui expliquant que j’avais mal et qu’il fallait rationner les tétées.

Du coup on a eu une première étape, d’une semaine, avec un rationnement à 5 tétées par jour.

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Pour bien marquer les choses, on lui comptait les tétées autorisées sur les doigts de la main :

  1. 🖐🏻la tétée du matin
  2. 🖐🏻la tétée de la sieste
  3. 🖐🏻 la tétée de retrouvaille
  4. 🖐🏻 la tétée du soir
  5. 🖐🏻les tétées de la nuit !

Il a fallu négocier un peu certains jours, mais en une semaine le coup était pris.
Puis on a commencé à squeezer la tétée du matin ou la tétée de retrouvaille, en trouvant mieux à faire ou en la retardant 😏. Continue reading « Comment j’ai sevré ma fille à 21 mois (ou plutôt comment j’ai commencé) »

Gastro et compagnie : quand l’allaitement remonte le moral

Quelle galère que la semaine écoulée ! Depuis vendredi dernier #MissJ nous a fait plus de 5 jours de fièvre et d’inanition🌡. Après un week-end doliprane, on a fini au Sami.
Et 3 jours plus tard on a fini chez un autre médecin pour un second avis.

Au final ? « un virus », peut-être une double otite, la gorge prise et sans doute un peu des dents.
Ça nous a valu pas mal de pleurs et surtout beaucoup de fièvre, mais désormais ça va mieux ; et on en aura fini demain avec les médicaments 💊et leurs effets secondaires🤢.

Mais toute cette histoire m’a surtout appris à quelle point je suis contente d’allaiter toujours cette grande fille de 14mois !
Car pendant tout ce temps, mademoiselle a refusé de manger ou de boire au biberon.

Alors quand sa dure 2 ou 3 jours ça peut encore passer… mais quand ça dure plus de 6 jours ça angoisserait n’importe quel parent !

Heureusement pour nous, au bout de 3 jours elle a de nouveau téter en buvant. 🤱
De longue tétées qui sont à la fois nutritives et « calinatives » (c’était pour la rime).

Elle refuse encore le biberon et mange un peu de mie de pain mais rien de plus…
Autant vous dire que lorsque son papa l’a gardé en journée « enfant malade » ils n’ont pas beaucoup passé de temps a table.

Par contre dès que je rentrais j’avais un bébé qui faisait bombance 🍈🍈!
Sachant que je tire toujours mon lait au bureau (et oui) j’ai reconstitué à mort ma réserve du congel’ avec cette histoire ! Mais sans avoir pu peser la demoiselle, j’ai clairement l’impression qu’elle a perdu de la masse … et je n’ose imagine ce que cela aurait été si elle n’avait pas été allaitée

Entre la faculté de calmer un bébé malade et grognon, et l’apport nutritif et sanitaire que les tétées représentent, je ne peux que me féliciter d’avoir continué sur cette lancée; et je plains même un peu ceux et celles qui n’ont pas ou plus accès à ça quand bébé est malade 🤒
Parce que j’ai bien vu qu’entre papa et maman, les journées de garde en étaient grandement modifiées !

Bébé refuse le biberon, que faire ? Partie 2 : Comment j’ai fait accepter le biberon à mon bébé !

En lisant le billet précédent vous aurez compris que j’ai vécu un vrai cauchemar à la veille de ma reprise du boulot puisque que mon bébé de 3 mois refusait catégoriquement le biberon.
Alors que j’avais (évidemment) acheté tous les biberons du monde. J’avais aussi essayé avec mon lait et du lait maternisé, avec du lait froid, tiède, chaud… Avec tétine en caoutchouc, silicone etc.
Et je ne comptais plus le nombre d’heures passées sur internet à chercher une solution !
J’ai même hurlé ma détresse plusieurs fois sur Instagram en recevant plus d’une centaine de messages de conseil, soutien, etc.

Donc à 15 jours de la reprise, je n’en menais pas large et j’ai passé une horrible période où j’imaginais un bébé pleurant de frustration dans les bras d’une nounou dévastée par la situation. Certaines supportent ce type de stress ? Et bien je n’en fais pas partie.
Sans être une ayatollah de l’éducation bienveillante, il n’est pas acceptable pour moi de laisser pleurer bébé quand on à la solution à portée de nénés.

Et voici les 3 étapes qui ont précédées la fin du refus du biberon par bébé : 1 conseil + 1 objet + 1 occasion

1- A l’heure du dernier bon conseil

Heureusement pour moi, des amies m’ont remis un peu les choses en place lorsque je les ai vues à cette époque.

Elles m’ont dit avoir connu la même chose et qu’il n’y avait pas 36000 solutions. En étant en crèche familiale, elles avaient aussi vu d’autres bébés allaités ayant le même souci, et que la maman pouvait faire ce qu’elle voulait : la situation ne se débloquait que lorsqu’on entrait « pour de vrai » dans la situation qui donnait lieu à la nécessité de ce biberon.

Donc en gros : tant qu’il existe un plan B, bébé est capable de se retenir et d’attendre.

Continue reading « Bébé refuse le biberon, que faire ? Partie 2 : Comment j’ai fait accepter le biberon à mon bébé ! »

Ce qu’on ressent quand on tire son lait au bureau…

J’ai repris le boulot depuis 15 jours et je tire mon lait sur place 2 fois par jours.
Je suis plutôt bien lotie car j’ai pu m’acheter un tire lait discret et efficace, et mon entreprise à un espace où je peux tirer mon lait efficacement (ce n’est pas une salle cocoon ou dédiée à ça, mais c’est calme et je peux m’y enfermer ; d’autre part il y a  un frigo, une prise et un point d’eau).

Jour après jours j’arrive à sortir un peu plus de lait que la veille et l’articulation semaine (tire lait en journée) et weekend (allaitement à la demande) semble fonctionner.

Par contre j’ai un petit souci pour m’organiser au quotidien :
Je suis manager, donc je suis assez libre de mon orga quotidienne mais je me heurte aux équipes qui nécessitent des réunions empiétant de plus en plus sur mes séances de tire lait. (Par exemple : je tire mon lait le matin vers 10h30 et on me cale des réu de 9h30 à 12h -_-).

Et pour le moment je n’ose pas dire « désolée mais je peux pas parce qu’il faut que je tire mon lait « …

Ce qui m’amène à ça, c’est qu’en parlant de ma poursuite de l’allaitement à 2-3 collègues j’ai été déstabilisée par leurs réactions.
Certaines étaient admiratives, d’autre dans l’incompréhension et le respect, mais toutes me laissaient entendre que ce n’allait pas de soi.
Outre le fait que ça m’a remis un peu en question sur une décision qui coulait de source … ça m’a surtout amener à éviter d’en parler … ou d’imposer mes pauses

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J’évite d’aborder le sujet car j’ai l’impression de ne pas être « normale » de continuer à tirer mon lait alors que j’ai repris une vie active. Comme si je « m’imposais » un truc qui n’avait pas trop de sens. (D’ailleurs j’ai aussi l’impression d’être une hippie quand je dis que je ne veux pas donner de lait maternisé à ma fille).

D’un autre côté j’ai aussi l’impression de ne pas être assez professionnelle si je fais passer mes séances de tire lait avant mes impératifs pro.
Pourtant je sais que j’en ai le droit. Mais comme ces séances sont un peu de l’ordre de l’intime  (j’ai l’impression de continuer d’être avec elle quand je suis en tire-lait), j’ai du mal à me positionner sur cette priorité dans le cadre pro.

Bref… si je vous parle de tout ça c’est que j’aimerais échanger avec d’autres mamans qui tirent (ou tiraient) leur lait au bureau ; encore plus si certaines d’entre vous sont cadre.

Je me sens assez isolée avec ces questions et réflexions.
Comment vous êtes-vous organisé ?
Rest(ie)ez-vous discrète ou au contraire assum(i)ez-vous ces pauses ?

L’allaitement et son ambivalence des débuts

A default de vous parler des problèmes de santé et du manque de sommeil, j’ai envie de vous parler de l’allaitement aujourd’hui.
Parce qu’avec ce qui est arrivé, l’allaitement était loin d’être une affaire gagnée d’avance ! Et aujourd’hui, malgré tous les soucis « techniques » que cela m’impose, je suis quand même ravie d’avoir relevé ce challenge.
Pour faire dans le détail pas glam’, je dirais même que « rien ne me réjouit plus qu’une couche pleine de caca jaune d’or » !

Et pourtant l’allaitement n’était pas un choix viscéral chez moi.
Je me suis toujours dit, qu’à choisir, j’allaiterais ; mais plus l’échéance approchait, et plus l’allaitement me faisait peur…

Quand on en parlait avec les sages femmes ou les autres futures mamans je disais : “j’ai des raisons raisonnables de vouloir allaiter (praticité, économie, naturalité, bénéfices santé) mais des freins émotifs à l’idée d’allaiter».
Le côté « animal » de l’allaitement me mettait particulièrement mal à l’aise, ainsi que la réduction en esclavage (voyant le rythme des tétées des petits de moins de 2 mois) – et je ne vous parle même pas de la situation un peu gênante qui existe dans le fait de donner la tétée en public.

J’ignore pourquoi mais toutes ces craintes se sont envolées dès que j’ai récupéré mon bébé!
J’étais très frustrée de ne pas avoir pu donner la tété de bienvenue et je n’ai pas chercher bien loin quand le personnel hospitalier me l’a collé au sein. Dans les premiers jours de la maternité je trouvais même ça « facile » d’avoir à la mettre au sein avant de lui donner des complètements.

Car il faut bien dire ce qu’il en est : au final je n’ai pas « choisi » d’allaiter. C’est l’équipe de la maternité qui m’y a poussé sans que je n’y réfléchisse… ou ne m’y oppose à aucun moment (même quand ils m’ont apporter le tire-lait, c’est dire :p)

Par contre sans mon mari et le support de la sage femme à domicile, je ne crois pas que j’aurais tenu. Car si j’ai vite vu que l’allaitement était meilleur pour elle (je vois qu’elle a beaucoup moins de coliques ou d’angoisse avec le sein), le retour à la maison a été particulièrement dur !

Heureusement pour moi l’équipe des bluets a très tôt pris les choses en main (dès mon transfert vers l’autre hôpital) pour qu’on puisse réussir ensemble. Le papa a pratiquer le peau à peau dès le départ et donné à mangé à la pipette. Moi même j’ai fait beaucoup de peau à peau, de tétée « à vide », de tétée avec sonde de complément, d’utilisation du tire lait pour pousser la lactation etc…
Lors de mon départ de la maternité l’une des conseillères en lactation m’a confié qu’elles s’étaient promis de batailler pour me permettre d’allaiter.

Et à presque 1 mois de la petite on peut considérer que c’est gagné ! Mais que d’efforts pour en arriver là !

Je n’ai pas envie de me rappeler de ces diverses nuits où j’ai fondu en larme, persuadée que je n’aurais pas assez de lait pour nourrir mon bébé. Ni les douleurs que j’ai enduré avant de comprendre quelles positions adopter (ou corriger). Et je ne vous parle pas de la routine « tété-change-tire-lait » qui a réduit plusieurs de mes journées à celle d’une vache d’usine 🙁

Aujourd’hui je ne doute plus (de mon lait, de ma capacité à donner le sein, etc…). Quand bien même j’ai toujours des petits bobos. Et j’adore regarder l’air satisfait et « ivre de lait » de ma fille en fin de tété.

Et c’est là toute l’ambivalence de l’allaitement : tu es contraintes (car c’est physiquement fatiguant, psychologiquement usant et ça vous isole) , mais en même temps c’est très satisfaisant et ça crée une grande proximité/addiction avec bébé !

Continuer d’allaiter est désormais MON choix et il se résume particulièrement bien dans la photo qui illustre ce statut 😉