Quand vient le moment de penser à soit

La semaine dernière, pour la 1ère fois depuis la naissance de la poupette, j’ai passé une journée à ne m’occuper que de moi (ou presque).

J’ai posé un RTT et je suis aller profiter d’une journée au spa ♨️offerte par mes collègues.
Il faut savoir qu’avant, j’allais très souvent au spa (cela faisait en quelque sorte partie de mon boulot 😎). Mais avec la grossesse j’y ai mis un sacré frein, et la naissance n’a pas amélioré les choses.

Il y a d’abord eut les premiers moments magiques, suivis des premières semaines éprouvantes et enfin plusieurs mois tous plus riches les uns que les autres!
Quand MissJ à eut 4 mois, je m’étais dit que j’allais enfin pouvoir souffler et prendre soin de moi (j’avais même préparé un post instagram sur les cosmétiques post-accouchement 😏).Mais c’était sans compter la reprise du boulot – avec un rythme assez fou- et ma volonté de poursuivre l’allaitement exclusif. Et finalement les cosmétiques dont j avais fait l’acquisition sont restés au placard tandis que je restais avec mon gras du bide et mon grain de peau désastreux.

Au final, je ne regrette aucun de mes choix et je ne changerais rien à ce qui s’est déroulé ces 6 derniers mois (voir les 12 derniers). Mais pour survivre à tout ça je me suis littéralement fondue dans le quotidien pour appréhender petit à petit la vie de maman, puis la vie de working mum. 😕

Mon Côté Maman vous le dit « Je peux pas j’ai spa »

Sauf qu’à force de « petit à petit », je me suis oubliée.

Car si l’on parle beaucoup de la double journée des femmes (maman et salariée), je crois qu’il y a un virage beaucoup plus compliqué à négocier pour les mères de notre génération : le fait d’apprendre à conjuguer nos 3 vies différentes (et non plus deux).
Il y a notre vie familiale, notre vie professionnelle … mais aussi notre vie d’individuE.
Celle d’une personne qui n’est ni maman, ni épouse, ni professionnelle. Celle qui a un ego, des envies et qui n’a pas pas envie de s’oublier au milieu de ses autres rôles (ce qu’acceptaient sans doute plus facilement nos mères et nos grands mère). Cette individuE, on peut certes la caricaturer comme « la femme » qui  a besoin d’un bon massage, d’un magazine et boisson chaude, mais c’est avant tout notre unicité. On est parfaitement capable de la mettre de côté pour accomplir pleinement nos autres rôles, mais si on ne nourrit pas cette personne que l’on est, je crains qu’on se réveille un jour à sec … et que la crise soit très très douloureuse.
Non?

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J’ai testé… l’accouchement sans péri (et j’ai échoué ^^)

Hier je me disais que ce bébé allait me faire exploser s’il ne se décidait pas à sortir son museau. J’entrais dans la 41SA ce jeudi et je commençais à me faire une raison quant à un éventuel dépassement du terme.
Mais ça, c’était avant cette nuit !

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Car une chose est sûre maintenant, ce 2 novembre est LE jour de babychou !
Depuis hier 23h30 il n’y en a que pour lui 😉

  • Fissure de la poche des eaux à 23h30
  • arrivée à la mater à 2h30
  • monitoring et arrivée en chambre à 3h45
  • contractions régulières à 5h30
  • et depuis : 12h de travail et un bb qui se fait désirer en tournant la tête dans tous les sens !  ?

J’ai réussi à tenir sans peri jusqu’à 6,5 mais ensuite, malgré le bain, j’ai un peu perdu pieds…
Tournage de l’oeil et perte des jambes. J’ai pleurniché et ai demandé l’anesthésiste avec la voix d’une enfant de 4 ans ?

Pour moi l’aventure de l’accouchement dans l’eau s’est donc arrêté à 12h30, mais ce fut tout de même une chouette expérience.
Parce que j’ai pu ressentir ce que les femmes vivent depuis si longtemps, j’ai pu percevoir mes limites, j’ai vécu « dans ma chaire » le début du travail, et j’ai su laissé à mon mari le soin de me guider quand je n’y arrivait plus.

Je voulais savoir, vivre, me tester et je l’ai fait. Je pense que si j’avais pu dormir j’aurais sans doute pu aller un peu plus loin car la SF m’a propose le gaz pour gérer les contractions les plus proches. Mais entre la fatigue, l’esprit à l’envers et l’ouverture qui s’est stoppée… j’ai préféré revenir à un truc maitrisé (même si j’avoue avoir eut des doutes sur le fait qu’on puisse atténuer à ce point la douleur ?)

Et l’accouchement dans le travail dans l’eau au fait, c’était comment ?

En fait il s’agit d’une grande baignoire (avec porte) dans laquelle on vous installe et où vous pouvez prendre plusieurs positions. J’étais assez mal quand j’y suis entrée, car les contractions me provoquait des nausées et je ne pouvait m’allonger ou m’assoir qu’avec difficultés. Mais dès que l’eau a atteint mon vente … ça a été l’extase ! Je suis passée d’une douleur de 7/10 à 4/10.
Et comme pour le Onsen japonais vous vous mettez à transpirer du front mais l’eau est tellement chaude que tout le reste du corps se détend immédiatement.

accouchement-dans-l-eau-aux-bluetsJ’ai tenté de faire une petite vidéo pour montrer « l’ambiance » de l’accouchement aquatique, mais comme je porte rien d’autre que le monitoring ambulatoire … vous m’excuserez, je garde la vidéo pour moi 😛

Sauf qu’au bout d’une demi heure j’ai commencé à faiblir et à ne plus avoir l’effet anesthésiant. A force de me détendre chaque contraction était plus violente… J’avais l’impression de tourner de l’oeil et pourtant il me semblait qu’il ne fallait pas refroidir l’eau car j’avais peur de ne plus avoir l’effet détente.
Alors quand la sage-femme m’a dit que le col ne s’était ouvert que de 0,5 en 1 heure ça a été le pompon -_-
Elle a eut beau me proposer d’utiliser le gaz en complément, je craignais vraiment de décrocher et j’ai préféré laissé tomber et me rallier à la péri. Mais sans regret, hein 😉

L’anesthésiste est arrivé relativement vite (pour ce que j’étais encore consciente)

Et puis … la révélation de ma vie ! ?
C’est dément de voir à quel point on peut retrouver ses moyens grace au repos ?
Et pourtant je ne regrette pas les 6 premières heures de travail sans peri.

Travail en salle de naissanceTu le sens le sourire confiant « à peine » drogué :p

L’après-midi a été complètement different du matin avec promenade dans les couloir, sollicitations du bebe par telles et telles positions, micro siestes et discutions guillerettes.

En plus, avec ce soleil, c’était « presque » les vacances !

Mais bon, bebe n’était toujours pas là, et la dernière ligne droite commençait dans 20minutes

Bref… une belle rencontre en attente, j’avais hâte, malgré la fatigue et l’impression d’être un peu hors du temps !

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