Bébé refuse le biberon, que faire ? Partie 1 : la course aux astuces !

Dans le dernier article j’expliquais mon désarroi quant au refus du biberon
Avoir un bébé qui refuse de manger, ça vous prend aux tripes et n’importe quelle maman angoisse à mort lorsqu’elle y est confrontée. Et tout particulièrement lorsqu’il se fait temps de reprendre le boulot.

Et comme j’avais décidé de préparer l’arrivée du biberon bien avant la reprise du boulot, non seulement je n’ai pas échappé à la règle, mais pire que ça : j’ai traîné ma misère pendant plus de deux mois !

Deux mois d’inquiétude et de sueurs froides.
Deux mois à m’en vouloir et à chercher mille et une solutions.
Deux mois à retourner internet et les livres de pédiatrie.
Deux mois à voir la fin du monde à ma porte  !

Finalement ma fille a fini par accepter le biberon au bout de 15 jours de garde, dans des conditions un peu spéciales. Autant vous dire qu’on s’est senti bien seuls pendant ces deux mois et demi !
Et cette histoire un peu folle, je me propose de vous la raconter ici.
Ou plutôt de vous raconter mes galères dans ce billet avant vous raconter le dénouement dans un autre article.

Parce que j’aurais aimé (à l’époque) qu’on me liste toutes les astuces que j’aurais pu utiliser, mais surtout qu’on me raconte comment une autre maman a trouvé une solution. Car s’il y a bien un article qui manque sur internet c’est « comment faire accepter un biberon à un bébé allaité »

Voici donc le début de mes aventures biberonesques ! 😉

Comment faire prendre le biberon à un bébé

Etape 1 : Le refus du petit nourrisson

Il était une fois une maman un peu naïve qui se disait qu’elle pourrait essayer de faire une nuit complète en laissant papa donner un ou deux biberons de lait maternel. Elle partie se coucher confiante… avant de se réveiller au bruit des cris et des pleurs de bébé. Après avoir essayé à son tour de donner le bib, elle décida de rester debout et de donner le sein à son bébé. On aurait bien le temps d’essayer le biberon une autre fois.
Mais ça, ce n’était que le début de l’histoire…

A la suite de ce premier essais j’ai tenté 2 autres fois de passer par un biberon car il y a 2 fois où j’ai du m’absenter :  une fois pour respirer le temps d’une après midi. Et une fois lors d’une opération.
J’en avais parlé à des copines qui m’ont dit qu’il suffirait que je prive mon bébé de tétée assez longtemps pour qu’elle finisse par accepter ce corps étranger dans la bouche. On s’est donc dit que si elle avait faim, elle mangerait.
Bon gré mal gré le papa s’est donc occupé de ça. Mais si Miss J avalait une partie des biberons, on ne peut pas dire qu’elle y mangeait : c’est comme si elle tétait « par erreur » la tétine entre deux pleurs.
Et pourtant son papa persévérait car je n’étais pas là pour suppléer. D’ailleurs on essayé plusieurs biberons (au cas où) dont le biberon Calma de Medela mais aussi le Avent et le Tommee tippee !
Et si on a fonctionné ainsi 2 fois pour pallier à des absences de 4 heures maximum, ça a été à moitié un traumatisme pour le papa comme pour le bébé.

Etape 2 :  L’échec du « osons une coupette pendant les fêtes »

A Noel j’avais oublié cet échec des biberons et décidé de tirer mon lait pour avoir l’occasion de boire une petite coupe. Quelle grande folle je suis…
Car ça n’a pas loupé : la petite a demandé à manger 1h après la dite coupette ! Et il n’y a pas eu moyen de lui faire accepter le bib’ (alors qu’on était 4 adultes de bonne volonté.)
Devant ce refus, et après être partie au loin pendant 3/4 d’heures, j’ai fini par lui donner le sein.

Le bébé ayant pleuré de manière dramatique pendant 2 heures, tout le monde avait le coeur à l’envers, moi la première.
Autant vous dire que personne ne m’a reproché quoi que ce soit quand j’ai donné le sein moins de 3 heures apres avoir bu – en m’appuyant sur les propos de cet article et celui-ci (il semble ainsi que la consommation d’alcool soit possible si on attend au moins 2h00 avant d’allaiter.)

Je garde un souvenir très amer de cette soirée où ni portage, ni cajolerie, ni même mon absence n’ont permis de satisfaire la petite… J’entendais ses cris de l’autre côté de la maison et j’en pleurais à très chaudes larmes.
Même maintenant (plus de 4 mois plus tard) je me rappelle du visage défait de ma mère !

Etape 3 : Au secours madame la consultante en lactation !

Ayant accouché à l’hôpital des Bluets, j’avais déjà été en contact avec leurs conseillères en lactation. Devant mon souci de biberon je suis logiquement retournée demander de l’aide auprès d’elles. C’était à la veille des vacances en Guadeloupe et 3 semaines avant le retour au boulot…
La consultante m’a proposé d’arrêter complètement les tentatives de bib’ qui tournent à la guerre psychologique, et de re-introduire le bib’ dans un contexte ludique. Par exemple en lui donnant un biberon comme jouet, en lui montrant comment on tète et en lui présentant la tétine quelques secondes avant d’y mettre un peu de lait ou d’eau. Mais surtout en retirant le biberon de tous les moments où la petite a faim.

J’ai donc soufflé un bon coup, par soulagement, et sagement pris 2 bib avec moi pendant les vacances. Et effectivement la petite acceptait de tirer une ou deux fois avec, quand elle n’avait pas faim, mais s’en désintéressait très très vite.
J’ai malgré tout repris confiance en moi grâce à ça.

Pourtant le jour où on a voulu remplacer une tétée par ce bib… ça a encore tourné au pugilat et la petite a refusé tout de go.
Au bout de 20 minutes je lui ai présenté le sein car la conseillère m’avait bien dit de ne pas créer de crise.

Etape 4 : L’appel à l’aide sur Internet

Ne sachant pas quoi faire, j’ai fini demander de l’aide sur Instagram en postant un premier billet.
Et vous avez été nombreuses à témoigner ou à me répondre ! Ca m’a fait un bien pas possible quand je me suis rendue compte que je n’étais pas seule dans ce cas ! Et j’ai soigneusement noté tous les conseils et astuces que vous m’avez donné :

  1. Essayer de donner le lait froid ou chaud
  2. Essayer une tétine en caoutchouc ou en silicone
  3. Essayer les mimijumi
  4. Essayer la tasse à bec
  5. Et j’en passe et des meilleures…

Depuis la naissance de la poupette, nous avons eu l’occasion de lui donner 5 fois un biberon. Deux biberons de lait maternisé le 1er mois (quand je n’en pouvais plus) et 3 biberons de lait maternel ensuite, lorsque j’étais absente. Et à chaque fois ce fut la guerre pour les lui faire prendre. Et quand je dis la guerre… Au début j’ai cru que c’était le lait maternisé. Mais non, c’est vraiment lié à l’objet. Chaque tentative est quasi dramatique ; à vous briser le cœur, les nerfs et les oreilles. La dernière fois ce fut aux fêtes de Noel, à un moment où j’ai voulu prendre une petite coupette. Bien que ce soit mon lait et que ce n’était pas moi qui donnait le biberon, ce fut tellement éprouvant que je me suis jurée de ne plus boire une goutte d’alcool ! J’ai fini par lui donner ce lait à la pipette, puis le sein dès que les 3h minimales étaient passées. Du coup, à quelques semaines du début de la garde chez la nounou, je ne vous dit pas l’angoisse qui est la mienne !!! Pourtant j’ai essayé plusieurs marques et plusieurs moments, rien n’y fait. J’ai même revu la conseillère en lactation, qui m’a proposé d’introduire le biberon de façon ludique et hors prise alimentaire. Mais là encore c’est l’échec total. Au mieux elle veut bien tétouiller 3 secondes mais recrache très vite ce truc. J’ai beau savoir qu’avec la nounou elle finira par manger et ne pas se laisser mourir de faim, je tremble d’angoisse à l’idée de ce qui l’attends. Au regard de nos principes d’éducation bienveillante je vois ça (presque) comme de la maltraitance ! Bref, je vous appelle un peu à l’aide sur ce coup parce que j’ai besoin d’autres avis, conseils et témoignages… #lactation #allaitement #biberon #bebe #congemat #reprise #diversification #nounou

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A bout de ressources j’ai donc fait quelques achats (encore) et ai tenté chaque solution l’une après l’autre.
Mais si j’écris cet article vous vous doutez bien que ce fut un échec ! (Heureusement que Mimijumi propose une option « adopté ou remboursé » !)

Etape 5 : Les premiers essais de nounou

En rentrant de vacances mon médecin a décidé de m’arrêter car mes examens n’étaient pas bon. Quelque part ça m’a arrangé puisque j’y ai gagné un répit non négligeable pour travailler ce souci du biberon. Et la nounou a été hyper compréhensive puisqu’elle a accepté de commencer l’adaptation plus tard.

Lors de ladite adaptation, la nounou était super confiante en me disant que ça allait passer « comme une lettre à la poste ». On a fait des séances de 2h puis 4h puis 6h puis 8h. Et si la petite refusait le bib lors des séances de 4h ce n’était pas trop grave. Mais arrivée aux séances de 6 et de 8h la nounou a fini par comprendre que c’était un vrai problème car la petite refusait cette tétine et pleurait continuellement.

Que ce soit moi, la petite ou la nounou, tout le monde était sur les nerfs, et je ne savais plus du tout comment aborder le souci. J’en perdais le sommeil et ma nounou commençait à se faire pressente. Elle me disait qu’elle ne pouvait pas ignorer les pleurs de la petite et qu’il fallait la sevrer (je vous laisse imaginer mon état.)
15 jours avant la reprise j’ai cédé à la pression transmise par ma nounou qui ne supportait pas de voir ce petit bébé pleurer et refuser de manger. J’ai tenu 4 heures en lui refusant le sein et… j’ai fini en pleurs, mon bébé dans les bras, à lui donner le sein en m’excusant.
Finalement la nounou lui donnait le bib’ en appuyant elle même sur la tétine pour qu’elle avale quelque chose lors des demi journées où je la lui laissais.

J’étais au 36ème dessous…

 

Etape 6 : Et s’il y avait des plans B ?

Evidemment à ce moment là je me suis demandé si je n’allais pas utiliser un DAL (dispositif d’aide à l’allaitement.)
Surtout que j’en avait déjà bricolé un au début de l’allaitement en glissant une sonde dans une bouteille contenant le lait maternel, et en mettant le bout sur mon sein quand la petite tétait.
Sauf qu’en en discutant avec la nounou j’ai bien vu que ça ne prendrait pas…

J’ai donc tenté le lait à la cuillère, mais j’ai vite vu que c’était ultra-méga-long. Donc là aussi je ne pouvais pas demander à la nounou de procéder ainsi.

Quand à la tasse, ça n’a franchement pas marché tandis que j’hésitais vraiment à acheter une soft cup quand je voyais le prix que cela représentait

Et puis le dimanche qui précédait ma reprise, j’ai tenté les flans de lait maternel.
Alors que l’idée de cuisiner mon propre lait me révulsait.
Mais lorsqu’on devient mère, je crois qu’on apprend à devenir quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui ne s’impose plus de limites lorsque le bien de son enfant est concerné.
Et à ma grande surprise, notre mini-nous a plutôt bien réagi.

Même si elle faisait connaissance à la fois avec la cuillère et la texture du flan, elle a mangé ! Elle n’a pas mangé grand chose, mais c’était tellement rassurant à mes yeux  !
J’ai trouvé la recette sur Lactissima et même si je n’en donne plus à ma fille, je garde précieusement cette recette sous le coude (je pense que j’écluserai mon stock de lait congelé ainsi, lorsque MissJ sera plus grande :p)

 

 

 

Mais voilà, à 48h de ma reprise du boulot, j’étais toujours sur internet a essayer de me rassurer.
J’espérais tellement que la situation allait se débloquer d’elle-même, comme des amies m’avaient juré que ça allait se faire.
Et vous savez quoi ? La situation s’est vraiment débloquée d’elle-même ! Mais plus d’une semaine plus tard.

Mais ça je vous le raconte dans le prochain article, en vous montrant l’objet qui a changé notre vie ! 😜

 

 

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