Dans les précédents épisodes …

Il est peut-être temps de vous donner des nouvelles ?
Car si je poste régulièrement sur Instagram j’avoue que je ne suis pas très présente sur ce blog.

Et pour cause !
J’ai beaucoup écrit sur mon début de grossesse, en stockant ces articles en brouillon pour pouvoir les publier quand cette grossesse serait « officielle ».
Mais quand le temps est venu, je n’avais plus du tout envie de m’exprimer sur le sujet 😀 !

Pourquoi ?
J’aurais bien du mal à vous le dire !
J’ai l’impression qu’il y a un moment, dans la grossesse, où l’on prend soudainement beaucoup de recul avec toutes les émotions et découvertes qui vous assaillaient auparavant.
Je crois d’ailleurs que cela coïncide avec le moment où l’on ne dit plus « je suis enceinte » mais « j’attends un enfant« .(Quand le « je » devient « moi et + » )

Mais depuis le début du 7éme mois j’ai l’impression que cela change encore.
Je découvre toujours plein de choses et, même si je douille plus qu’au second trimestre, c’est une période où je vis plus entièrement cette grossesse (et pas simplement parce qu’elle me pèse au niveau du ventre 😛 )

29SA et je vois toujours mes pieds - MlleGima
Je crois que je commence à comprendre pourquoi certaines femmes trouvent ça « merveilleux » #cesgensqui
L’interaction avec le bébé, le fait de savoir que c’est bientôt fini, les habitudes de vie qu’on a pris… on est réellement plus consciente et investie de ce qui se passe.
Non ?

Mais du coup, alors que je manque franchement de temps, l’envie de reprendre la parole me revient !

Instagram me permettait jusqu’à présent de lâcher ce trop plein d’informations à partager. Mais avec l’arrivée prochaine du congé mat (et le repos que je prends de plus en plus souvent) j’ai  envie de mettre plus de mots que ceux que je colle en légende d’une photo Instagram 😉

Il me reste encore le souci de savoir comment m’installer confortablement pour écrire -_- mais  j’ai pas  déjà pas mal de matière à mettre en forme !
Dans les semaines qui arrivent je vais donc mettre un peu tout ça à jour. Car entre les articles brouillons, les textes laissés de ci de là sur des forums et les contenus IG … j’ai des articles à retro-publier :p

 

J’ignore si l’arrivée du bébé (qui martèle déjà mon ventre à longueur de journée) me permettra de continuer à écrire, mais ce blog est censé être dé-com-plé-xé. Donc autant m’y mettre sans poser de question ! m

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Cette année, la fête des mères sera aussi pour moi ;-)

Ayez.. je peux enfin vous l’annoncer (avec 4 mois de retard) : je suis enceinte \o/
Et pas qu’un peu, puisque je finis mon 4ème mois de grossesse #cachottière

Les trois premiers mois je n’ai pas voulu poster sur ce blog car j’avais peur.
Peur de me porter la poisse, d’une nouvelle fausse couche ou que cela se sache avant qu’on ne soit sûr.

Et puis lorsque j’ai passé le 3ème mois, je ne savais plus comment j’avais envie de l’annoncer.
J’ai aussi  embauché pour un nouveau boulot ; alors je n’avais pas vraiment envie que cela se sache avant d’avoir pu faire mes preuves 😉


Mais depuis hier, j’en suis à la 18ème semaine d’aménorrhée et l’annonce a été faite au boulot (ainsi qu’à la famille, aux copains etc…).

Il était donc grand temps de mettre à jour ce blog. Parce que vous êtes plusieurs à m’avoir laissé des petits messages (ou demandé des nouvelles indirectement) , ce qui me mettait mal à l’aise depuis le début de cette grossesse.

Surtout qu’entre temps, j’ai eut besoin de raconter ma grossesse !

  • D’abord sur ce blog, avec des articles restés en brouillon ( et que je vais  maintenant pouvoir publier par ordre chronologique 😉 )
  • Ensuite sur un compte Instagram dédié
    Un compte que j’ai ouvert pour raconter cette aventure, tout ça tout en restant libre de ne pas empiéter sur mes autres supports (et conserver un peu d’anonymat) ^^
  • Et enfin sur les forums de grossesse !
    Car oui, je suis de celles qui ont eut besoin d’échanger avec d’autres futures mamans sur doctissimo:D
    J’ai du recul sur ce qu’il peut s’y dire, mais ça m’a beaucoup aidé lorsque j’avais besoin de vider mon sac,  au moment où « personne ne savait ». Et aujourd’hui encore, c’est  cool d’avoir un exécutoire qui me permet de parler de « tous ces trucs de grossesse » sans saouler mes proches !

Donc voilà, il était grand temps de vous raconter ce début d’aventure et d’en partager des petits bouts avec vous. ^^

Car les choses changent si vite lors d’une grossesse !
A chaque mois ses petites aventures et sa psychologie, mais surtout une nouvelle façon d’appréhender la grossesse.

Depuis le début, j’avais envie d’avoir un « blog de grossesse » pour me souvenir de ces choses. Mais l’envie de le partager et d’échanger est sans doute encore plus forte… Car sinon, je me serais sans doute contenter de mon compte Instagram 😀

Grossesse SA15

Et avant d’en finir (et que vous me posiez la question) :
– c’est un bébé prévu pour fin octobre/début novembre
– on ne veut pas savoir si c’est un garçon ou une fille
– je suis inscrite à Paris, au bluet
– et oui… le papa et la famille sont ra-vis 🙂

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Quand l’hygiene intime peut vous valoir du mal !

Pour éviter les petits désagréments intimes, il est conseillé de prendre soin de cette zone en utilisant un savon intime.
La toilette intime est un geste qu’on apprend souvent à l’adolescence, mais qui devient plus systématique lors de la grossesse ; les professionnels insistant beaucoup sur les risques d’infection et de mycose lors de la fête aux hormones. C’est d’ailleurs quelque chose que j’avais découvert en posant la question sur Mon Côté Fille, les 2 tiers des répondantes m’ayant affirmé avoir découvert l’hygiène intime lors de leur grossesse !

Pour ma part le savon intime est un geste d’hygiène qui fait partie de la routine. D’ailleurs, si j’en ai souvent parlé sur le blog beauté c’est parce qu’il s’agit d’un produit mal compris et connu des femmes.

Or, si j’ai testé pas mal de marques depuis 10 ans, j’avais fini par jeter mon dévolu sur l’un des leaders du marché : Roger Cavaillès. D’abord parce qu’on le trouve facilement, mais aussi parce qu’il est beaucoup plus pratique. Son flacon pompe est en effet plus simple à utiliser que ceux des autres marque type Saforelle (une autre marque que j’aime bien).
D’autre part, son design et son étiquette sont beaucoup plus « neutre » sur le bord de la baignoire 😛

Toutefois, ça, c’était avant que je regarde de plus près la liste des ingrédients!

la composition des savons intimes est elle dangereuse

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Du fait de bloguer en attendant une grossesse

Le fait d ecrire me fait du bien et me delivre du plus gros de mes angoisses. Je pense que c est assez clair quand on découvre ce blog, non ?

Quand on cherche à tomber enceinte, on est toujours assez fébrile. On croise les doigts, on écoute son corps, on voit « des signes ».

Mais quand on essaye de tomber enceinte depuis 3 ans, je peux vous dire que ces lubies commencent à vous peser. Pire que ca, cela vous remet sans cesse en question ! Est ce que l on peut faire confiance a son corps, ou se faire confiance, quand on vit chaque mois les impressions et espérances de la grossesse? Est il simple de comprendre à quel point la deception mensuelle peut etre un calvaire à vivre, et ce chaque mois apres s être laissé enflammée   par l espoir ?

Car même avec « l’habitude » des verdicts mensuels, on aime se laisser aller à l’esperance et lerêve  d’une grossesse annoncée. 

La derniere semaine avant les regles est toujours une phase critique. On a envie d’y croire, et on s emballe devant des petits rien. Pourtant en 3 ans d’essais, on a eut un paquet d occasions pour constater que ces petits rien ne sont effectivement « rien »… Mais on a envie d y croire, presque malgre soit… C’est la grande bataille Inconscient VS conscience.

Alors au plus haut de l emballement, ou au plus bas du moral, j ecris ici.

C est un peu mon journal de non-grossesse ;  mais c est surtout mon tiroir à espoir et tristesse. Car une fois que j y ai jeté ce que j ai sur le coeur, je me sens plus calme, un peu moins investie. 

Et chose etrange pour un blog : je n y ai pas besoin de commentaires. Car j’ai investi cet espace autrement. C est un peu « ma meilleure amie imaginaire », celle à qui je confie ce qui déborde.

Je viens ecrire ici quand l envie de me confier ou de partager qqch devient trop forte, et que je n ai pas le courage d en parler à ma mère, mes copines ou mon mari.

Du coup c est un peu decousu, pas mis en forme, corrigé ou meme illustré. Mais ca ne me gene pas.
Peut etre qu un jour ce blog sera un « blog de maman » classique. Mais en attendant c est plutot ma confidente imaginaire avec la part que vous lui apportez (ou pas)

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Ce qui vous arrive quand on cherche désespérément une cause à sa stérilité…

Vous savez quoi ?
Je ne suis toujours pas enceinte !
Indeed. Sinon vous pensez bien que je ne commencerais pas ce billet avec un titre pareil.

Par contre je suis en paix avec moi même.
Je suis passé par tellement de choses depuis le mois d’octobre dernier, et pour un résultat si dérisoire, qu’il m’a semblé être temps de faire un billet racontant tout cela.
Je ne peux pas m’empêcher de me dire que mon expérience pourra en aider d’autres -tandis que mettre des mots sur tout cela m’aidera à clore ce drôle de chapitre. Car même si le mot sterilité est un peu fort, j’ai fais pas mal d’effort pour essayer de comprendre pourquoi je n’arrivais pas à tomber enceinte depuis ma fausse couche.

Voici donc le récit d’une drôle d’enquête médicale…

Le contexte

Pour rappel, j’ai fait une fausse couche en mai. Le cœur du fœtus a arrêté de battre et je suis passé à 2 doigts du curetage.
Les médicaments ont suffit et le médecin urgentiste (comme mon médecin spé) ont contrôlé que je n’avais pas de séquelles.
Mon spécialiste m’a ainsi vu en juillet et m’a dit qu’on se reverrait le printemps prochain, si je ne retombais pas enceinte, pour débuter une PMA.
Je suis alors rentrée chez moi penaude, pensant que je passerais par dessus tout ça… alors que j’ai joyeusement commencé une dépression (mais ça c’est une autre histoire).

Arrivée en septembre mes cycles recommençaient à prendre un rythme normal mais je faisais connaissance avec les syndromes prémenstruels.
Je n’en avait jamais eut avant mais là, c’est comme si mon corps avait décidé de me faire rattrapé les 30 dernières années de souffrance !
Pire que ça : mes seins et le bas du ventre devenait douloureux 2 fois par mois, à l’ovulation et juste avant les règles.
Et quand je parle de douleur … je parle de vraie douleur ! A vous plier en deux et à rester constamment à votre esprit. Je prenais deux bonnets chaque mois et des maux de tête  ont commencé à poindre aux mêmes moments.
Et, cerise sur la gâteau, j’ai commencé à saigner légèrement au moment de l’ovulation

 

La course aux examens

Etant un peu perdue (et angoissée), j’ai fini par aller voir mon médecin généraliste.
J’avoue qu’il a surtout vu la dépression poindre derrière ces symptômes. Mais il a quand même commencé à regarder ce qui se passait en prescrivant quelques examens

  • J’ai donc commencé par une prise de sang pour vérifier les dosages hormonaux.
    Et là, surprise : la progestérone et la prolactine n’allaient pas.
  • On a donc refait une seconde prise de sang (de contrôle) et ça ne correspondait toujours pas à la phase où je me trouvais (phase lutéale).
  • Pour vérifier ce qui se passait,  je suis aller faire une échographie pelvienne.
    A première vue tout était normal suite à la fausse couche. Par contre, mes ovaires présentaient des kystes semble t ildu sang.
    Par ailleurs, l’échographiste pensait voir (aussi) un début de fibrome sur l’utèrus. Il a donc recommandé une IRM
  • Là dessus, mon médecin m’a expliqué qu’il y aurait 2 IRM à faire. Une IRM pelvienne, pour vérifier les ovaires, et une IRM cérébrale pour vérifier l’hypothalamus.

J’ai donc pris rendez vous avec un peu d’appréhension. Mais en même temps, j’étais plutôt contente d’avoir mis le doigt sur la cause probable de notre infertilité.
C’était plutôt pratique, voyez vous, d’avoir enfin une cause / explication !

  • Je suis donc aller faire l’IRM pelvienne sans m’inquiéter.
    Sur place j’ai trouvé l’examen un poil long et la machine assez inconfortable. Mais je suis d’un naturel ultra patient avec le corps médical, et tout c’est super bien passé.
    A la fin de l’examen le spécialiste est venu me dire que tout était normal et qu’il n’y avait rien à craindre de ce côté.
  • Le lendemain je suis aller faire l’IRM « de mon cerveau ».
    Je vous passe ici la petite histoire drôle mais, si j’avais un soupçon d’inquiétudes quant aux résultats,  j’étais surtout terrifiée à l’idée que mes implants dentaires puissent réagir à l’IRM – et faire sauter la machine (oui, je suis une traumatisée de Dr House).
    Finalement pas de soucis avec mes implants et je confirme que l’IRM de la tête est déstabilisante (même quand on est pas claustro). Le fait d’avoir un cathéter pour envoyer un liquide de contraste n’est pas non plus « au top du conforte», mais on fait avec.
    Comme la veille, à la fin de l’examen le spécialiste est passée me voir pour m’annoncer les résultats. Heureusement, tout était bon (même que j’ai la tête bien faite :p).

Je ne saurais pas trop vous expliquer quel effet cela fait…
Vous êtes soulagée de savoir que tout est comme il faut, et en même temps perplexe de voir qu’il n’y a pas d’explications à votre soucis d’hormones.
En quelque sorte on se sent frustrée de ne pas avoir de boucs émissaire à l’absence de grossesse :/

  • Entre temps mon médecin m’avait demandé de refaire les prises de sang (au même moment du cycle) pour voir si le problème perdurait.
    On était en plein période des fêtes de fin d’année et je suis allée dans un autre labo d’analyse.
    Là bas on m’a dit qu’il fallait plutôt faire ces analyses vers 10h du matin et pas forcement ajeun (alors que pour les précédente je devais venir à 7/8h en étant ajeun). Allez comprendre …
    Au final, on obtenu les mêmes résultats : pic de prolactine 5 jours avant les règles, suivi d’une chute de la progestérone le lendemain
  • De retour chez mon médecin généraliste (avec ma collection de résultats) j’ai connu le plus grand moment de solitude de toute cette histoire. Car pour être clair … il n’en menait pas large puisqu’il ne comprenait pas ce qui se passait. Il m’a donc dit que ça allait venir maintenant tout seul (vu que je sortais par ailleurs de depression) et qu’il n’y avait plus qu’à…

Sauf qu’entre temps, j’avais toujours mal et que j’ai recommencé à saigner en plein cycle !
Alors même si mon spécialiste de la fertilité m’a dit qu’on avait pas besoin de se voir avant la PMA… je me  suis décidée à prendre RDV avec lui. Quitte à passer pour une dingue qui somatise !

  • Et ça n’a pas raté, quand mon spécialiste m’a vu arrivé avec mon mari et mes examens sous le bras, il a été plutôt surpris. Car pour lui, même si ces pics et chutes hormonales sont au dessus des moyennes, ils sont parfaitement normaux !  A son sens l’ensemble de ces examens étaient superflu !
    Car ces douleurs au bas vente, les seins douloureux 2 fois par mois et les céphalées,  c’est un symptôme assez classique de dérèglement hormonal lié au manque de progestérone en fin de cycle !
    Il m’aurait suffit de lui en parlé à l’automne pour qu’il fixe le problème avec un substitut en cacher à prendre sur les 10 derniers jours du cycle ! 

Oui : C’ETAIT JUSTE CA !

Bilan

Donc non, je ne suis pas folle : il y a bien un petit souci ! Celui ci peut s’expliquer par la prise de poids mais aussi les suites de la grossesse.  En l’état il n’y avait pas de quoi s’alarmer… il fallait juste en parler à la bonne personne.
J’ai donc un médicament à prendre pendant 10 jours à partir du 15jours du cycle. Par ailleurs  je dois faire attention à ne pas prendre plus de poids (voir à en perdre si cela est possible)

Pour tout vous dire, ce médicament ne m’empêche pas d’avoir les seins douloureux deux fois dans le mois, et je ne suis toujours pas enceinte. Par contre je n’ai plus de migraine et moins de douleur au ventre.

 

Mais surtout, j’ai l’impression d’avoir tous les signaux au vert pour une future grossesse.
Même si j’ai pas mal pleuré en fin d’année dernière (à l’époque où j’aurais du accoucher), j’ai l’impression de m’être enfin remise de ma fausse couche, et d’avoir pris un nouveau départ.
Le passage par tout ces examens a été un peu lourd, mais dans le brouillard où j’étais à cette époque, je pense que cela explique ce qui m’a pousser à faire ces examens (et y croire) sans me poser plus de soucis !

Heureusement tout était pris en charge par la sécu et ma mutuelle. Mais je  ne peux pas m’empêcher de penser qu’un second avis médical devrait être systématique dans le suivi de la stérilitéPas pour mettre en doute ce qu’on vous dit, mais pour éviter les écueils et compléter les avis selon les spécialités.

 

 

Quant à moi j’ai mis tout ça de coté et j’avance bonnant malant.
De l’avis de mon spécialiste (et de mon médecin), il n’y a plus qu’à !
(et si jamais il ne s’est rien passé d’ici juin… et bien on en passera par la PMA…)

 

J’espère que ce petit récit aura su se montrer quand même intéressant.

J’avais envie de partager cette drôle d’expérience et vous donner aussi des nouvelles.
Pour le reste « on croise les doigts »

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Fausse couche : 7 mois (et une dépression) plus tard

Ce mois ci je n’ai pas pleuré quand j’ai appris que je n’étais pas enceinte.
Bien sûr, il y a eu cette frustration et ce vague à l’âme.
Mais plus de pleurs convulsifs ou de râles inarticulés et retenus.

Il m’arrive encore de penser à « s’il n y avait pas eu la fausse couche ».
Et je croise encore trop de femmes enceintes à mon goût.
Mais je n’ai plus cette rage au coeur devant celles qui ont ce à quoi j’échoue.
L’autre soir, il m’a fallu deux heures avant de réaliser que la femme avec qui je discutais était sans doute tombée enceinte en même temps que moi.

Je pense que je commence à surmonter cette fausse couche.

Et rien qu’à le dire, j’ai encore du mal à croire ce par quoi je suis passée.

J’ai eu le droit à chacune des étapes du deuil, et je commence doucement à fermer ce volet.
Mais il faut que j’en parle.
D’abord parce que ça m’aide. Mais aussi parce que je ne suis pas sûre qu’on puisse mesurer ce qu’on vit lors d’une fausse couche. Et encore moins soupçonner (ou admettre) la dépression qui vous guette et qui risque de vous pourrir à retardement

J’ai fini par aller voir une psy, et prendre des anxiolytiques.
5 mois après la FC, je pensais être passée par dessus ça et j’avançais.
Pourtant, en vrai, je n y arrivais pas à trouver les mots pour exprimer ce qui restait au fond de moi.
Que j’en sois consciente ou pas, il y avait ce bouillon de culture qui m’empêchait de penser juste, et qui a fini par m’empêcher même de penser tout court. J’étais enfermée et perdue dans ma propre tête.

Ca a commencé à s’exprimer doucement. Je n’avais plus de crise de larmes dès que je pensais à la fausse couche, mais des crises plus sournoises. Un petit mal-être au quotidien ; un inconfort que je pensais normal et pas forcement dû à la fausse couche.

Puis ça a été les crises d’angoisse qui s’invitaient sans que je comprenne bien pourquoi. A chaque fois, du mal à calmer sa respiration, les larmes qui débarquent et l’impression que plus rien ne va.
Ma situation personnelle et professionnelle en a beaucoup pâti et j’étais incapable de comprendre ce qui coinçait, quelle était la source de ce malaise.
J’étais incapable de le comprendre et de l’exprimer. 

Et puis un jour, je me suis effondrée à la médecine du travail.
J’y suis allée pour une visite prévue de longue date, et en 40 secondes, j’ai fondu en larme devant le médecin.
A la question « avez vous été arrêtée depuis la précédente visite » tout a craqué et ma cervelle a parlé à ma place.

J’ai eu la chance d’être reçue par une femme médecin qui a su quoi faire, et que me dire. Elle a mis des mots sur ce qu’il me manquait : le deuil, l’isolement, la frustration, la détresse… la dépression.

Et tout honteuse que j’ai pu être à ce moment là, ça m’a vraiment aidé.
Je me suis doucement réveillée et j’ai pris conscience de la situation où je m’enfermais.

Je n’avais pas su admettre que je n’allais pas bien. Je m’étais isolée.
Et pire : j’avais pallié à ce malaise par le travail, dans un contexte pro exsangue.
Et là, j’atteignais un point critique !

J’ai donc vu mon médecin ainsi qu’une psy.
(Et j’ai décidé de quitter mon job pour arrêter de m’empoisonner au quotidien avec un stress sur lequel je n’avais aucun contrôle.)
Je sais, c’est un peu radical.
Mais je peux vous dire que cela va beaucoup mieux.
M’arrêter et consulter m’a permis de souffler et d’être prise en charge.
Mettre des mots sur ce deuil
m’a permis de remettre les pieds sur terre, de comprendre ce qui m’empoisonnait.
Mettre fin à un contexte pro nuisible, me permet de reprendre ma vie en main et d’avoir (enfin) du recul sur des frustrations et des malaises que je m’imposais à tort.

Et maintenant, je regarde 2016 avec plus de confiance, et de paix.
Pourtant, mon bilan de santé n’est pas très clair, et je devrais sûrement m’inquiéter de ma situation pro.
Mais au contraire. Je me sens mieux !

 

J’ai eu envie de vous raconter tout cela car j’aurais aimé que quelqu’un m’avertisse et m’aide à comprendre.
Cet article, c’est ma façon d’avertir les autres. 

J’ai déjà eu plusieurs messages de filles ayant découvert ce blog après une fausse couche.
Alors pour celles-ci, et les prochaines : prenez soin de vous : parlez !

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L’espoir fantôme

Il y a la conscience qui dit de ne pas m’emballer, et il y a des symptômes interprétés parfois comme ci, parfois comme ça.
Il y a surtout cette douleur dans les seins qui va, qui vient ; et qui va jusqu’à être douloureuse.
Et puis il y a l’espoir, le calendrier qui s’avance …
Enfin, la décision d’être fixée. Dans un sens comme dans l’autre. Même si c’est encore un peu tôt.

On dégaine alors le test de grosses à J-3, car on ne voit toujours pas les petites taches qui annoncent habituellement les règles. Et surtout… on commence «  à s’y croire ».
Alors autant être fixé.

Et puis le résultat  est là :
« toujours pas ».

A partir de là, et comme par miracle, je découvre une première micro tache de sang. Je ressent moins mes seins et des légères douleurs s’invitent au creux du dos.

Ce n’est pas que je ne voulais pas les voir.
C’est comme ci la réponse du test laissait le corps s’exprimer. Ou alors, il a suffit d’une nuit au corps pour se décider entre les symptômes prémenstruels et les symptômes d’une grossesse.
Allez savoir.

C’est lourd. Surtout pour quelqu’un qui n’avait pas, avant, de symptômes prémenstruels.

 

Quoiqu’au moins, je remarque que la déception est moins vive que le mois dernier (ou alors je n’ai pas encore le contrecoup ?)
Et je suis même contente d’être fixée.

Pourtant …
Pourtant un espoir à la con reste en embuscade ! Minute par minute, il se nourrit de tout indice qui pourrait laisser penser que « oui mais peut être que ».
J’en viens même à souhaiter que le sang se mettre à couler, là, tout de suite, pour avoir la preuve définitive que je suis putain de pas enceinte !

S’en est indécent d’avoir l’espoir (ou l’envie) chevillé ainsi au corps.
Et toujours, il va falloir attendre.

Attendre de voir les rouges débarquer et tuer cet espoir qui ne sert à rien.
Attendre le début d’un nouveau cycle fertile.
Attendre pour croire.
Attendre pour espérer.
Attendre pour vérifier.
Attendre pour savoir.

Pourquoi n’y a t il pas un bouton « off » mettant espoir et cerveau en stand-by pendant tout ce temps ?

Quand je me replie sur moi même, j’ai l’impression que tout ce temps est dépensé pour rien.

Pourtant j’essaye d’investir ce temps à autre chose.
Vraiment.
Mais il semble que j’y échoue.
Et toujours les doutes qui restent là …
« C’est dans la tête”,  « est ce que vous les voulez vraiment », « est ce qu’on est sûr que tout a été vérifié » ? 

 

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3 mois et demi plus tard

Aussi étrange qu’il y paraisse, je me sens plus mal aujourd’hui que 15 jours après cette fausse couche. Ce ne sont pas les mêmes émotions, ni les mêmes sentiments. C’est différent, et quelque part plus pernicieux. Moins continu, plus profond. Comme si la douleur et la peine s’étaient mués en une forme de désespoir désabusé.
Un regard voilé qui vous permet de voir les choses calmement mais avec  une étrange amertume, qui va et qui vient.
Vous êtes bien là pour voir la vie continuer, mais vous êtes comme « à côté de votre corps ».
Vous avancez votre bonhomme de chemin, au gré du quotidien, mais aussi des naissances chez les autres, des étapes de grossesse chez les autres, et de votre corps qui reprend petit à petit son rythme mensuel sans jamais vous annoncer la nouvelle que vous espérez encore plus qu’avant.

C’est court 3 mois.
Pourtant ça m’a suffit à reprendre la normale, et espérer.
Et être déçue.
Puis ré-espérer.
Contrairement à avant, je ressens la période d’attente beaucoup plus profondément.
Je ne connais plus simplement la déception au retour des règles. Je suis aussi habitée par un espoir si ardent qu’il en est presque affamé. Au point qu’il m’arrive réellement de croire que je suis enceinte.
Ce n’est plus juste des « si » et « l’impression que »… C’est l’idée intime de sentir que son corps amorce un début de vie.

Mais ce mois ci, comme le précédent, je pense que ce n’est qu’un cerveau malade qui se berce d’espoirs vivaces pour échapper à un deuil toujours moyennement assumé et une situation d’échec toujours plus intolérable.

Et pourtant, je sais bien que cela ne fait même pas 4 mois.

Mais ces presque 4 mois, ce fut la durée de cette grossesse.
Et 4 mois, c’est long quand on y pense. Surtout lorsqu’on s’y investit et qu’on en vit chaque minute.

Est ce qu’on peut vraiment « guérir » de cela tant qu’on ne retombe pas enceinte ?
J’aimerais le croire, mais cette envie va et vient au gré des vagues d’espoir et de déprime.

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15 jours après

Aujourd’hui ça fait 15 jours. 15 jours que j’ai « expulsé l’embryon ». Ou plus exactement, pour moi, que j’ai expulsé mon bébé mort.
16 jours que je suis sortie de l’hôpital en ne réalisant pas, en ne voulant pas croire. 16 jours que j’ai dû prendre cyctotec, saigner, saigner et encore saigner avant d’expulser en plusieurs fois ce qui dormait au fond de moi…
15 jours que j’ai fini par « accoucher » de cette masse flasque et pleine, en sachant ce que c’était, mais en ne le voulant réaliser… en ne voulant pas y penser.

Etonnamment, j’ai réussi à sortir la tête de l’eau moins de 2/3 jours après. Mais de là à dire que « c’était passé »… je n’en suis pas bien sûre.
Parfois les larmes venaient pour rien. Parfois c’est en repensant à diverses choses… la date présumée d’accouchement, les projets qu’on s’était autorisé à avoir.
Et d’autre fois, c’était en croisant des femmes enceintes ou avec des nourrissons.

Aujourd’hui, 15 jours plus tard, c’est mieux. Beaucoup mieux.
Sauf quand je croise une femme enceinte…
C’est bête mais je ne peux pas m’en empêcher : je me demande tout de suite à quel mois elles en sont, et à quel mois, moi, j’aurais dû en être.
Les larmes montent alors toutes seules et je dois les refréner.
Je m’engueule un peu moi même, en me disant que ce n’est pas en regardant vers le passé que je vais pouvoir avancer, mais quand même.

Et puis j’angoisse par avance !
Que va-t-il se passer à Noël cette année ? Si ma grossesse s’était correctement déroulée, j’aurais dû accoucher à ce moment là. Comment vais-je vivre ceci si je n’arrive pas à retomber enceinte à cette période ?
Bien sure c’est plus simple maintenant que quelques personnes sont au courant. Je sais qu’elles veilleront à m’aider à ne pas trop y faire attention…
Mais tout de même.

Cette fausse couche, c’est comme si on avait amputé une partie de ma vie… et la vie qui aurait dû suivre ces trois premiers mois de grossesse.
Ce n’est pas aussi douloureux que ce que l’on aurait pu croire, car je ne me morfond pas des heures et de heures à ce sujet. Mais quelque part, en moi, j’ai enterré une boite pleine de promesses déchues et de sentiments confus. Parfois la boite provoque des remous, mais j’essaye de l’oublier tout en sachant qu’elle est là.
Je me concentre vers la suite en croisant les doigts ; espérant retomber enceinte rapidement… tout en ayant fait le deuil de cette première grossesse avortée.

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Fausse couche et lassitude

Pourquoi j’écris ça ?

Est ce que je ne me fais pas du mal en couchant sur du papier tous ces événements, ces questions sans réponses, ces tristesses, ces joies, ces peines ?

A vouloir décortiquer ce qui m’envahit, se terre, se révèle ou me hante, n’est ce pas aller piquer sur des douleurs sourdes et les rendre encore plus vives ? Plus piquantes ? Plus acides ?

 

Je me suis posée plusieurs fois la question en me demandant ce qui ne tourne pas bien chez moi. Mais en dehors du désir de transmettre et de communiquer, je crois qu’il y a ce besoin d’accoucher de ce qui me trotte en tête, de vomir ce qui me ronge…
La maternité, surtout quand on y échoue, c’est quelque chose qui vous change, complètement.

– Il y a cette phase de lune de miel où l’on se décide à vouloir un bébé et où on se lance à la conquête de ces nouvelles promesses sans vraiment réfléchir, ou se questionner. On va faire un bébé, tout le monde en fait depuis la nuit des temps et maintenant c’est notre tour.
– Et puis il y a la phase des questions, et d’apprentissage. Celle où on se dit que c’est bizarre, ça ne marche pas. Alors on se renseigne un peu, vaguement inquiet.
– Et lorsque ça ne débouche pas sur quelque chose, on passe à la phase des doutes, des craintes… et de la médicalisation. C’est l’heure où, main dans la main, on franchit bravement le palier d’un médecin, d’un labo, de consultations spécialisées… à la recherche de réponses.
– Dans le meilleur des cas c’est alors l’étape des “solutions”. Monsieur va faire “ça”, ou madame va devoir passer par “ça” voire… “on vous propose d’essayer ça”. Alors on sourit bravement, on prend une grande respiration, et on y va…

 

Souvent on a déjà mis un ou deux ans pour en arriver là.
Moi, c’est typiquement mon parcours. Avec des hauts, des bas et beaucoup… beaucoup… de frustration.

 

Et puis il y a eu cette grossesse qu’on n’attendait (presque) pas.
Une belle grossesse spontanée, par voie naturelle, qui a fait la fierté du papa (et de la maman).
2 mois de surprises et une vie qui s’éclaire vraiment d’un jour nouveau, avec des pronostics d’abord un peu à mi-voix, puis des projets de plus en plus avoués. Et puis le devis de réfection de la “chambre d’ami” en profitant de quelques semaines de déplacement à l’étranger pour faire les travaux.

 

Et puis il y a eu ce soir où, vaguement inquiète, je me suis rendue aux urgences en voulant être rassurée vis à vis de quelques symptômes pas très rassurants à une semaine du départ à l’étranger.
J’y suis allée mi-figue mi-raisin, mais en étant sure que je serai renvoyée chez moi avec un paternaliste “c’est normal, vous êtes enceinte, reposez vous et ne venez pas aux urgences à chaque mal de tète”.
Mais échographiste interne n’a rien dit. Rien de rien.
Elle a fini par dire qu’elle allait chercher sa chef, et qu’elle appelait mon mari.

Sa chef est venue.
Le diagnostic d’un cœur qui ne bat plus.
Ces minutes beaucoup trop longues sous le néon de l’hôpital.
Les questions sans réponses, les pleurs, le refus de la réalité.
Le retour à la maison.
Le Cytotec. Les contractions. Le sang.
La concrétisation de ce qui m’avait été dit et que je n’avait pas “compris”.
Le choc de quelque chose que votre corps expulse malgré vous et qui n’en finit plus de se vider hors de vous en vous laissant tremblante, humiliée et terriblement vide.

 

Vide, est ce que je le suis vraiment ?

Parfois la tristesse et le deuil vont faire un tour. Et alors j’assume, je me tourne vers l’avenir et je sais parfaitement de quoi il en retourne. La prochaine fois je serais préparée, on pourra mieux en parler et on saura se protéger des coups du sort.

Mais à d’autre moments… c’est différent.
Ce n’est plus la rage endeuillée des premières heures. Ce refus du verdict et l’injustice des rêves qu’on m’arrache pour me dire de recommencer plus tard. Ce n’est plus la perte de ce bébé qui n’a pas de nom et qui repose, mort, au creux de mon ventre.

 

Ce n’est pas non plus cette colère de ce qu’on m’a donné pour me le reprendre, cette jalousie envers ceux qui connaissent la maternité sans ces heurts et ces épreuves.

C’est plus instinctif, plus mature mais non maîtrisé. C’est juste le vide. Un vide dans le corps, dans l’esprit… et surtout des bras vides de ce qu’on appelait à pouvoir chérir, bercer et cajoler. C’est un deuil qu’il faut savoir vivre et non pas juste traverser.

 

Comme mon utérus qui se contracte pour expulser la matrice et l’embryon d’une autre vie, mon esprit se tord et se vide de ces débuts de rêves qu’on avait à peine commencé à reconnaître et s’autoriser à vivre.

 

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