Ce que vous devez savoir sur le deuil périnatal et la fausse couche

Aujourd’hui 15 octobre c’est la journée de sensibilisation au deuil périnatal.
Je ne suis sûrement pas la mieux placée pour parler de ça mais comme ça n’arrive pas qu’aux autres je tiens à relayer le message.

Parce que ce type de deuil est rarement pris en compte et que même avec gentillesse, les proches et même les conjoints n’ont pas souvent les bons gestes ou la bonnes attitudes. Que le bébé ait eut 3 mois, 6 mois ou 9 mois un deuil périnatal c’est un deuil frustré car peu de personnes comprennent que, pour nous, ce bébé était là et qu’il existait. C’est une douleur terriblement intime qui nous renferme sur nous même faute d’avoir quelqu’un pour accepter que cet enfant était déjà quelqu’un pour nous.

Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal - illustration par Lily

Ces bébés des étoiles, on leur a fait une place et on a l’impression d’être les seules à leur accorder une place dans notre histoire et celle de nos proches.
Au lieu de dire « tu auras d’autres bébés » sachez écouter les mamans ayant perdu leur bébé avant même la naissance. Laissez les le nommer et vous parler de lui comme d’une personne. Vous craignez qu’elle ne sur-investisse ce deuil ? Mais comment voulez vous qu’elle ne soit pas hantée par son bébé si personne ne la laisse en parler ?
Avant de lui dire que leur histoire n’avait pas encore commencé, rappelez vous que ce bébé elle l’a voulu, elle l’a porté et elle a senti quand on le lui a retiré.
Peut être que c’est ce qui peut vous faire réaliser ce qu’elle a vécu : on lui a retiré son bébé mort. Voilà.
Je crois que tout est dit?

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Comment j’ai essayé de ne pas prendre trop de poids pendant ma grossesse, avec une astuce diététique un peu cheloue

La prise de poids était un peu ma hantise de la grossesse.
Il faut dire qu’au début de la grossesse mon IMC était de 32 au lieu de 25 ; même si ça ne se voyait « pas trop » puisque je fais 1m78 (donc la graisse s’étale sur toute ma silhouette :p) !

J’avais donc calculé que je ne devais pas  prendre plus de 7 à 10 kilos pendant l’ensemble de la grossesse (contre 12kg de prise de poids idéale pour une grossesse normale -si j’ai tout compris).

A ce sujet j’ai lu un petit bouquin assez bien fait : Bien manger en attendant bébé : Un bébé en pleine forme sans prendre trop de poids !
Outre le fait d’aborder le problème de front, il y simplifie au maximum les questions nutritionnelles et donne des exemples concrets de bonnes pratiques.
J’ai beaucoup aimé les suggestions de plats à prendre au resto lors du 1er trimestre pour éviter de se faire griller, tout en faisant attention à ce qu’il y a dans l’assiette et l’intérêt minceur/nutritionnel 😉

Livre Bien Manger en attendant bébé

 

Mais ce qui m’a le plus intéressé, c’est la répartition des « types d’aliments » à manger chaque jour.
Parce que la répartition féculent / légume / viande / produits laitiers, c’est loin d’être évident quand on souhaite une grossesse équilibrée sans entrer dans une logique de régime.

Et si on regarde bien :  manger pour 2 c’est manger « presque » la même chose qu’avant la grossesse !
(En terme de quantité le surplus nécessaire équivaut à 2 carrés de chocolat ou un yaourt aux fruits.)

Alors pour m’aider (et me surveiller,) j’avais mis au point une petite méthode qui m’a paru assez simple et facile à vivre. J’en étais déjà très contente mais, en l’ayant partagée sur un forum, j’ai vu qu’elle plaisait beaucoup et m’étais juré de la présenter sur le blog.
Et avec le recul, même si je n’ai utilisé ce « truc » que pendant les 2 premiers mois, force est de constater que je n’ai pris que 10 kilos pendant ma grossesse et en ai 17 de moins au compteur aujourd’hui , 3 mois après l’accouchement

 


Tutoriel:
Comment faire attention à son alimentation pendant la grossesse, sans se prendre la tête ?

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#CestMonHistoire – Quand y en a plus… y en a encore

Après l’accouchement compliqué que j’ai vécu, j’avoue que je n’imaginais pas la moindre seconde qu’il pourrait y avoir des suites ou des complications. Tout au moins, pas avant la prochaine grossesse.
Et bien c’est toujours quand on ne s’y attends pas qu’on à la surprise de se faire rattraper … par une mauvaise surprise.

Heureusement pour moi, il y a plus de peur que de mal.
Pendant les 6 semaines qui ont suivi la naissance de ma fille j’ai scrupuleusement observé toutes les consignes médicales et traitements qu’on m’avait prescrit. Du coup, en jetant la dernière seringue d’anti-coagulant, je me suis dit qu’on passait à une nouvelle étape de l’aventure ; celle où la routine se met en place et où j’allais commencer à retaper les dégâts de mon corps.
Mais ça, c’était avant le contrôle médical et l’échographie qui m’a valu un aller simple aux urgence …

Vu les soucis rencontrés lors de l’accouchement, on m’avait dit de faire la visite post-partum chez mon gyneco (et pas avec une sage femme) afin d’avoir un contrôle complet.
J’ai donc pris rendez-vous et me suis rendue dans ses nouveaux locaux hyper chics, en bordure du bois de Vincennes. Sur place on papote, on fait des risettes au bébé et je lui pose le demi millier de questions que j’avais.
Puis on passe à l’examen. Tout semble aller de soit jusqu’au moment de l’echo. Là, je l’ai senti beaucoup moins folâtre et il m’a demandé de lui confirmer que j’avais bien eut 2 révisions utérines car … il restait un morceau.

Sur le coup je ne l’ai pas cru, vu que je n’avais pas de « vrais saignements » et pas de douleurs « anormales ». Mais l’image était bien là… un morceau de 2,5cm, en partie calcifié 😢.

Du coup pas d’autre choix que de me rendre aux urgences de la maternité, avec un courrier du gyneco et les images de l’examen. Le gynéco prenant soin de m’expliquer qu’il faudrait opérer 😓.
J’ai donc sauté dans un taxi et mon mari ma rejoint sur place. A ce me moment ma plus grande crainte était qu’on me sépare (encore) de mon bebe -à cause de l’hospitalisation- et que je doive interrompre l’allaitement.
J’en pleurais rien que d’y penser et j’étais aussi anxieuse qu’énervée en rentrant dans la salle d’examen.

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#CestMonHistoire – Comment mon accouchement ne s’est pas du tout passé comme prévu

Il est temps de passer le cap et de vous raconter la fin de l’accouchement. Car si vous suivez le compte Instagram, vous avez vu que mon accouchement ne s’est pas vraiment fini comme espéré… et qu’il m’a fallu un certain temps pour digérer la chose.
Or, personnellement, pour digérer des situations difficiles (en dehors de me gaver de macarons jusqu’à ce que je n’en puisse plus), j’ai besoin de mettre les choses par écrit.
Ca me permets de tirer un trait dessus, en me remémorant les choses et en en « accouchant » une seconde fois.
D’ailleurs, avec la fin du baby blues, j’ai pu constater que ces souvenirs ne sont plus aussi violent qu’ils l’ont été lorsque j’ai compris (2/3 jours plus tard) que mon pronostic vital avait été plus qu’engagé ce soir là…

Ecrire ces souvenirs, c’est donc une façon de boucler la boucle, et d’être sûre qu’il ne reste pas de poussière sous le tapis #psychologiedeblogueuse

Au début j’ai rédigé le texte pour le blog. Puis je l’ai découpé en plein de morceaux (6) pour Instagram car c’est désormais là bas que je publie au quotidien. Mais finalement, j’ai retravaillé un peu tout cela pour le blog et cet article est donc le V3 de ce texte :-p  

Pour le petit rappel : j’ai accouché à 19h31 avec un travail commencé vers 5h30 du matin. J’ai tenu sans la péri jusqu’à midi puis, après, ce fut un peu la sinécure tout l’après midi ^^ (je l’ai raconté ici) L’ouverture à 10cm s’est fait attendre jusqu’à 19h et la sage femme nous expliquait que, si le bébé était bien descendu, il ne s’engageait pas complètement car… il dodelinait de la tête (genre c’est le moment de jouer à ni oui ni non ?!?) Du coup, depuis 18h, on travaillait des positions pour aider le bébé à s’engager dans le bon sens (ce qu’il faisait petit à petit.) A 18h j’ai demandé un petit rab de peri et… j’ai fait une sieste (Dieu que cette piqûre est magique.) La sage femme m’a laissé ce temps de repos en disant qu’on passerait ensuite aux poussées, mais que si le bébé ne se décidait pas, il faudrait appeler les docteurs.

C'est Mon Histoire - Mon accouchement par Mlle Gima 1/6Publication Instagram originale et ses commentaires – Partie 1 ICI

J’ai commencé à pousser vers 19h30 et ai été ravie de voir l’équipe satisfaite de mes efforts (sans dec’ la respiration était qqch qui m’inquiétait un peu.) Mais si bébé descendait à chaque poussée, il remontait aussitôt en dodelinant à qui mieux mieux. Du coup, ce qui devait arriver arriva : arrivée du docteur et d’une interne pour aider le bébé avec la ventouse. Et sans vous mentir : si j’avais conscience de tout ce qui se disait ou faisait, la fatigue était déjà assez forte à ce moment pour que je vive ça avec un calme et un recul exemplaire. A aucun moment je n’ai vu une gêne (alors que la naissance avec instrument n’était pas vraiment dans mon projet de naissance :/ )

Mais bref. Tout le monde s’est mis en place et j’ai fait remarquer que je ne sentais plus trop la péri. Mon mari a vérifié et il semblait qu’effectivement on était sur la fin de la dose. Mais quand on m’a dit qu’en trois poussées le bébé serait là je ne me suis pas démontée et j’ai fait ce qu’on m’a dit.

Et là… *silence gênant*… je peux vous dire que j’ai senti les pires douleurs de ma vie. Une sensation d’écartèlement comme je ne pense pas qu’on doive jamais en ressentir. J’ai hurlé, je me suis cambré sur la table.
La tension est montée d’un coup et je me rappelle avoir jeté un regard de veau qu’on mène à l’abattoir tout autour de moi. Je n’arrivais pas à croire que c’était réel. Et pourtant, toute l’équipe médicale m’encourageait en disant que c’était l’affaire de quelques poussée et que le bébé était déjà là.

J’ai bien compris que pour que la douleur cesse il allait falloir pousser et c’est tout. Mais comment y arriver ? Je ne suis pas sûre de savoir ce que j’ai fait.
C’est comme si mon cerveau avait switché pour dériver la douleur sur un autre circuit de contrôle. Je me rappelle avoir plongé les yeux dans ceux de mon mari sans vraiment le voir et puis d’avoir focus sur ce qu’on me disait de faire. J’ai dû pousser 3 ou 5 fois, en lâchant des cris primitifs et bestiaux. Toute ce que je voulais c’était que ça cesse.

img_2249Publication Instagram originale et ses commentaires – Partie 2 ICI

Je crois qu’à un moment la douleur s’est muée non plus en ressentiment mais en carburant qu’il fallait épuiser tout de suite ! J’aurais pu maudire quiconque m’aurais dit autre chose que « oui c’est bien madame, poussez à fond et prenez de l’air ».

A un moment j’ai entendu dire qu’il fallait pousser encore une fois « pour faire passer l’épaule » et j’ai donné tout ce que j’ai pu en me disant que ce n’était pas possible de se faire écarteler comme ça.
Et là… j’ai vraiment senti « la délivrance ».

Les choses se sont complètement inversées en un quart de seconde.
J’étais sur le dos en train de maudire tout le monde quand on m’a dit de prendre le bébé et je me suis redressé comme un diable qui sort de sa boîte pour attraper ce petit être tant attendu.

Je me rappelle que je répétais en boucle « mon bébé, mon bébé ». Et tout dégueulasse qu’elle était avec les fluides, le lanugo ou le sang, je l’embrassais et la serais dans mes bras comme si on menaçait de me la prendre. Le pire c’est que l’image m’est restée gravée dans la tête.
Car lors de la mise au monde, les lumières de la salle sont baissées au maximum sauf la lampe médicale qui permet à l’équipe de bien voir ce qui se passe. En me tendant le bébé entre les jambes l’interne à donc mis celui ci à contre jour et j’ai juste vu des silhouettes qui me tendaient un petit bébé recroquevillé et nimbé de lumière. Même encore maintenant cette image éveille des souvenirs hyper forts, car c’est ce qui m’a permis de tenir dans les heures qui ont suivi !

img_2264Publication Instagram originale et ses commentaires – Partie 3 ICI

S’il y a une chose qui est vraie dans ce que l’on raconte de l’accouchement, c’est que dès que vous avez votre bébé contre vous… plus rien n’a d’importance.

J’avais beau avoir douillé depuis 14h… Une fois mon bébé entre les bras, le monde entier avait été rayé de la carte et seule comptait cette petite forme entre mes bras et le regard de son papa braqué vers nous.

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Savoir « digérer son accouchement »

Et voilà, cela fait maintenant 1 semaine depuis la naissance de pipounette (surnom numero 27).
Les jours qui se sont écoulés ont été à la fois magiques et durs. Au fur et à mesure que je me porte mieux et que j’apprivoise la maternité, je réalise aussi ce qui s’est passé.

Et plus les jours passent, plus je me sens “choquée” en comprenant que -vraiment- ça n’est pas passé loin.
Je crois que je ne remercierais jamais assez l équipe des bluets pour l’accompagnement qu’ils ont eut pendant et après les événements.
Je mesure d’autant plus ce suivi et cette attention sincère que je suis rentrée chez moi et que… mine de rien… ce départ de la mater était une grosse étape. Une étape attendue mais aussi un petit deuil. ?

le-peau-a-peau-ou-la-decouverte-de-lautre

Car la « lune de miel » de notre rencontre avec le bébé est terminée, maintenant on commence les choses sérieuses !
Demain il faudra que je “couche sur les papiers” tous les événements qui ont eut lieu a la fin de l’accouchement. C’est à la fois pour vous expliquer, mais surtout pour clarifier tout ça dans ma tête et l’exorciser.

Je ne pense pas que ce soit le genre de contenu qu’on s’attend à trouver sur Instagram mais j’utilise ce compte comme un blog, alors allons y pour le texte qui n’en fini plus 😛

Article d’origine et commentaire ici

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J’ai testé… l’accouchement sans péri (et j’ai échoué ^^)

Hier je me disais que ce bébé allait me faire exploser s’il ne se décidait pas à sortir son museau. J’entrais dans la 41SA ce jeudi et je commençais à me faire une raison quant à un éventuel dépassement du terme.
Mais ça, c’était avant cette nuit !

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Car une chose est sûre maintenant, ce 2 novembre est LE jour de babychou !
Depuis hier 23h30 il n’y en a que pour lui 😉

  • Fissure de la poche des eaux à 23h30
  • arrivée à la mater à 2h30
  • monitoring et arrivée en chambre à 3h45
  • contractions régulières à 5h30
  • et depuis : 12h de travail et un bb qui se fait désirer en tournant la tête dans tous les sens !  ?

J’ai réussi à tenir sans peri jusqu’à 6,5 mais ensuite, malgré le bain, j’ai un peu perdu pieds…
Tournage de l’oeil et perte des jambes. J’ai pleurniché et ai demandé l’anesthésiste avec la voix d’une enfant de 4 ans ?

Pour moi l’aventure de l’accouchement dans l’eau s’est donc arrêté à 12h30, mais ce fut tout de même une chouette expérience.
Parce que j’ai pu ressentir ce que les femmes vivent depuis si longtemps, j’ai pu percevoir mes limites, j’ai vécu « dans ma chaire » le début du travail, et j’ai su laissé à mon mari le soin de me guider quand je n’y arrivait plus.

Je voulais savoir, vivre, me tester et je l’ai fait. Je pense que si j’avais pu dormir j’aurais sans doute pu aller un peu plus loin car la SF m’a propose le gaz pour gérer les contractions les plus proches. Mais entre la fatigue, l’esprit à l’envers et l’ouverture qui s’est stoppée… j’ai préféré revenir à un truc maitrisé (même si j’avoue avoir eut des doutes sur le fait qu’on puisse atténuer à ce point la douleur ?)

Et l’accouchement dans le travail dans l’eau au fait, c’était comment ?

En fait il s’agit d’une grande baignoire (avec porte) dans laquelle on vous installe et où vous pouvez prendre plusieurs positions. J’étais assez mal quand j’y suis entrée, car les contractions me provoquait des nausées et je ne pouvait m’allonger ou m’assoir qu’avec difficultés. Mais dès que l’eau a atteint mon vente … ça a été l’extase ! Je suis passée d’une douleur de 7/10 à 4/10.
Et comme pour le Onsen japonais vous vous mettez à transpirer du front mais l’eau est tellement chaude que tout le reste du corps se détend immédiatement.

accouchement-dans-l-eau-aux-bluetsJ’ai tenté de faire une petite vidéo pour montrer « l’ambiance » de l’accouchement aquatique, mais comme je porte rien d’autre que le monitoring ambulatoire … vous m’excuserez, je garde la vidéo pour moi 😛

Sauf qu’au bout d’une demi heure j’ai commencé à faiblir et à ne plus avoir l’effet anesthésiant. A force de me détendre chaque contraction était plus violente… J’avais l’impression de tourner de l’oeil et pourtant il me semblait qu’il ne fallait pas refroidir l’eau car j’avais peur de ne plus avoir l’effet détente.
Alors quand la sage-femme m’a dit que le col ne s’était ouvert que de 0,5 en 1 heure ça a été le pompon -_-
Elle a eut beau me proposer d’utiliser le gaz en complément, je craignais vraiment de décrocher et j’ai préféré laissé tomber et me rallier à la péri. Mais sans regret, hein 😉

L’anesthésiste est arrivé relativement vite (pour ce que j’étais encore consciente)

Et puis … la révélation de ma vie ! ?
C’est dément de voir à quel point on peut retrouver ses moyens grace au repos ?
Et pourtant je ne regrette pas les 6 premières heures de travail sans peri.

Travail en salle de naissanceTu le sens le sourire confiant « à peine » drogué :p

L’après-midi a été complètement different du matin avec promenade dans les couloir, sollicitations du bebe par telles et telles positions, micro siestes et discutions guillerettes.

En plus, avec ce soleil, c’était « presque » les vacances !

Mais bon, bebe n’était toujours pas là, et la dernière ligne droite commençait dans 20minutes

Bref… une belle rencontre en attente, j’avais hâte, malgré la fatigue et l’impression d’être un peu hors du temps !

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Dans les précédents épisodes …

Il est peut-être temps de vous donner des nouvelles ?
Car si je poste régulièrement sur Instagram j’avoue que je ne suis pas très présente sur ce blog.

Et pour cause !
J’ai beaucoup écrit sur mon début de grossesse, en stockant ces articles en brouillon pour pouvoir les publier quand cette grossesse serait « officielle ».
Mais quand le temps est venu, je n’avais plus du tout envie de m’exprimer sur le sujet 😀 !

Pourquoi ?
J’aurais bien du mal à vous le dire !
J’ai l’impression qu’il y a un moment, dans la grossesse, où l’on prend soudainement beaucoup de recul avec toutes les émotions et découvertes qui vous assaillaient auparavant.
Je crois d’ailleurs que cela coïncide avec le moment où l’on ne dit plus « je suis enceinte » mais « j’attends un enfant« .(Quand le « je » devient « moi et + » )

Mais depuis le début du 7éme mois j’ai l’impression que cela change encore.
Je découvre toujours plein de choses et, même si je douille plus qu’au second trimestre, c’est une période où je vis plus entièrement cette grossesse (et pas simplement parce qu’elle me pèse au niveau du ventre 😛 )

29SA et je vois toujours mes pieds - MlleGima
Je crois que je commence à comprendre pourquoi certaines femmes trouvent ça « merveilleux » #cesgensqui
L’interaction avec le bébé, le fait de savoir que c’est bientôt fini, les habitudes de vie qu’on a pris… on est réellement plus consciente et investie de ce qui se passe.
Non ?

Mais du coup, alors que je manque franchement de temps, l’envie de reprendre la parole me revient !

Instagram me permettait jusqu’à présent de lâcher ce trop plein d’informations à partager. Mais avec l’arrivée prochaine du congé mat (et le repos que je prends de plus en plus souvent) j’ai  envie de mettre plus de mots que ceux que je colle en légende d’une photo Instagram 😉

Il me reste encore le souci de savoir comment m’installer confortablement pour écrire -_- mais  j’ai pas  déjà pas mal de matière à mettre en forme !
Dans les semaines qui arrivent je vais donc mettre un peu tout ça à jour. Car entre les articles brouillons, les textes laissés de ci de là sur des forums et les contenus IG … j’ai des articles à retro-publier :p

 

J’ignore si l’arrivée du bébé (qui martèle déjà mon ventre à longueur de journée) me permettra de continuer à écrire, mais ce blog est censé être dé-com-plé-xé. Donc autant m’y mettre sans poser de question ! m

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Cette année, la fête des mères sera aussi pour moi ;-)

Ayez.. je peux enfin vous l’annoncer (avec 4 mois de retard) : je suis enceinte \o/
Et pas qu’un peu, puisque je finis mon 4ème mois de grossesse #cachottière

Les trois premiers mois je n’ai pas voulu poster sur ce blog car j’avais peur.
Peur de me porter la poisse, d’une nouvelle fausse couche ou que cela se sache avant qu’on ne soit sûr.

Et puis lorsque j’ai passé le 3ème mois, je ne savais plus comment j’avais envie de l’annoncer.
J’ai aussi  embauché pour un nouveau boulot ; alors je n’avais pas vraiment envie que cela se sache avant d’avoir pu faire mes preuves 😉


Mais depuis hier, j’en suis à la 18ème semaine d’aménorrhée et l’annonce a été faite au boulot (ainsi qu’à la famille, aux copains etc…).

Il était donc grand temps de mettre à jour ce blog. Parce que vous êtes plusieurs à m’avoir laissé des petits messages (ou demandé des nouvelles indirectement) , ce qui me mettait mal à l’aise depuis le début de cette grossesse.

Surtout qu’entre temps, j’ai eut besoin de raconter ma grossesse !

  • D’abord sur ce blog, avec des articles restés en brouillon ( et que je vais  maintenant pouvoir publier par ordre chronologique 😉 )
  • Ensuite sur un compte Instagram dédié
    Un compte que j’ai ouvert pour raconter cette aventure, tout ça tout en restant libre de ne pas empiéter sur mes autres supports (et conserver un peu d’anonymat) ^^
  • Et enfin sur les forums de grossesse !
    Car oui, je suis de celles qui ont eut besoin d’échanger avec d’autres futures mamans sur doctissimo:D
    J’ai du recul sur ce qu’il peut s’y dire, mais ça m’a beaucoup aidé lorsque j’avais besoin de vider mon sac,  au moment où « personne ne savait ». Et aujourd’hui encore, c’est  cool d’avoir un exécutoire qui me permet de parler de « tous ces trucs de grossesse » sans saouler mes proches !

Donc voilà, il était grand temps de vous raconter ce début d’aventure et d’en partager des petits bouts avec vous. ^^

Car les choses changent si vite lors d’une grossesse !
A chaque mois ses petites aventures et sa psychologie, mais surtout une nouvelle façon d’appréhender la grossesse.

Depuis le début, j’avais envie d’avoir un « blog de grossesse » pour me souvenir de ces choses. Mais l’envie de le partager et d’échanger est sans doute encore plus forte… Car sinon, je me serais sans doute contenter de mon compte Instagram 😀

Grossesse SA15

Et avant d’en finir (et que vous me posiez la question) :
– c’est un bébé prévu pour fin octobre/début novembre
– on ne veut pas savoir si c’est un garçon ou une fille
– je suis inscrite à Paris, au bluet
– et oui… le papa et la famille sont ra-vis 🙂

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Du fait de bloguer en attendant une grossesse

Le fait d ecrire me fait du bien et me delivre du plus gros de mes angoisses. Je pense que c est assez clair quand on découvre ce blog, non ?

Quand on cherche à tomber enceinte, on est toujours assez fébrile. On croise les doigts, on écoute son corps, on voit « des signes ».

Mais quand on essaye de tomber enceinte depuis 3 ans, je peux vous dire que ces lubies commencent à vous peser. Pire que ca, cela vous remet sans cesse en question ! Est ce que l on peut faire confiance a son corps, ou se faire confiance, quand on vit chaque mois les impressions et espérances de la grossesse? Est il simple de comprendre à quel point la deception mensuelle peut etre un calvaire à vivre, et ce chaque mois apres s être laissé enflammée   par l espoir ?

Car même avec « l’habitude » des verdicts mensuels, on aime se laisser aller à l’esperance et lerêve  d’une grossesse annoncée. 

La derniere semaine avant les regles est toujours une phase critique. On a envie d’y croire, et on s emballe devant des petits rien. Pourtant en 3 ans d’essais, on a eut un paquet d occasions pour constater que ces petits rien ne sont effectivement « rien »… Mais on a envie d y croire, presque malgre soit… C’est la grande bataille Inconscient VS conscience.

Alors au plus haut de l emballement, ou au plus bas du moral, j ecris ici.

C est un peu mon journal de non-grossesse ;  mais c est surtout mon tiroir à espoir et tristesse. Car une fois que j y ai jeté ce que j ai sur le coeur, je me sens plus calme, un peu moins investie. 

Et chose etrange pour un blog : je n y ai pas besoin de commentaires. Car j’ai investi cet espace autrement. C est un peu « ma meilleure amie imaginaire », celle à qui je confie ce qui déborde.

Je viens ecrire ici quand l envie de me confier ou de partager qqch devient trop forte, et que je n ai pas le courage d en parler à ma mère, mes copines ou mon mari.

Du coup c est un peu decousu, pas mis en forme, corrigé ou meme illustré. Mais ca ne me gene pas.
Peut etre qu un jour ce blog sera un « blog de maman » classique. Mais en attendant c est plutot ma confidente imaginaire avec la part que vous lui apportez (ou pas)

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Ce qui vous arrive quand on cherche désespérément une cause à sa stérilité…

Vous savez quoi ?
Je ne suis toujours pas enceinte !
Indeed. Sinon vous pensez bien que je ne commencerais pas ce billet avec un titre pareil.

Par contre je suis en paix avec moi même.
Je suis passé par tellement de choses depuis le mois d’octobre dernier, et pour un résultat si dérisoire, qu’il m’a semblé être temps de faire un billet racontant tout cela.
Je ne peux pas m’empêcher de me dire que mon expérience pourra en aider d’autres -tandis que mettre des mots sur tout cela m’aidera à clore ce drôle de chapitre. Car même si le mot sterilité est un peu fort, j’ai fais pas mal d’effort pour essayer de comprendre pourquoi je n’arrivais pas à tomber enceinte depuis ma fausse couche.

Voici donc le récit d’une drôle d’enquête médicale…

Le contexte

Pour rappel, j’ai fait une fausse couche en mai. Le cœur du fœtus a arrêté de battre et je suis passé à 2 doigts du curetage.
Les médicaments ont suffit et le médecin urgentiste (comme mon médecin spé) ont contrôlé que je n’avais pas de séquelles.
Mon spécialiste m’a ainsi vu en juillet et m’a dit qu’on se reverrait le printemps prochain, si je ne retombais pas enceinte, pour débuter une PMA.
Je suis alors rentrée chez moi penaude, pensant que je passerais par dessus tout ça… alors que j’ai joyeusement commencé une dépression (mais ça c’est une autre histoire).

Arrivée en septembre mes cycles recommençaient à prendre un rythme normal mais je faisais connaissance avec les syndromes prémenstruels.
Je n’en avait jamais eut avant mais là, c’est comme si mon corps avait décidé de me faire rattrapé les 30 dernières années de souffrance !
Pire que ça : mes seins et le bas du ventre devenait douloureux 2 fois par mois, à l’ovulation et juste avant les règles.
Et quand je parle de douleur … je parle de vraie douleur ! A vous plier en deux et à rester constamment à votre esprit. Je prenais deux bonnets chaque mois et des maux de tête  ont commencé à poindre aux mêmes moments.
Et, cerise sur la gâteau, j’ai commencé à saigner légèrement au moment de l’ovulation

 

La course aux examens

Etant un peu perdue (et angoissée), j’ai fini par aller voir mon médecin généraliste.
J’avoue qu’il a surtout vu la dépression poindre derrière ces symptômes. Mais il a quand même commencé à regarder ce qui se passait en prescrivant quelques examens

  • J’ai donc commencé par une prise de sang pour vérifier les dosages hormonaux.
    Et là, surprise : la progestérone et la prolactine n’allaient pas.
  • On a donc refait une seconde prise de sang (de contrôle) et ça ne correspondait toujours pas à la phase où je me trouvais (phase lutéale).
  • Pour vérifier ce qui se passait,  je suis aller faire une échographie pelvienne.
    A première vue tout était normal suite à la fausse couche. Par contre, mes ovaires présentaient des kystes semble t ildu sang.
    Par ailleurs, l’échographiste pensait voir (aussi) un début de fibrome sur l’utèrus. Il a donc recommandé une IRM
  • Là dessus, mon médecin m’a expliqué qu’il y aurait 2 IRM à faire. Une IRM pelvienne, pour vérifier les ovaires, et une IRM cérébrale pour vérifier l’hypothalamus.

J’ai donc pris rendez vous avec un peu d’appréhension. Mais en même temps, j’étais plutôt contente d’avoir mis le doigt sur la cause probable de notre infertilité.
C’était plutôt pratique, voyez vous, d’avoir enfin une cause / explication !

  • Je suis donc aller faire l’IRM pelvienne sans m’inquiéter.
    Sur place j’ai trouvé l’examen un poil long et la machine assez inconfortable. Mais je suis d’un naturel ultra patient avec le corps médical, et tout c’est super bien passé.
    A la fin de l’examen le spécialiste est venu me dire que tout était normal et qu’il n’y avait rien à craindre de ce côté.
  • Le lendemain je suis aller faire l’IRM « de mon cerveau ».
    Je vous passe ici la petite histoire drôle mais, si j’avais un soupçon d’inquiétudes quant aux résultats,  j’étais surtout terrifiée à l’idée que mes implants dentaires puissent réagir à l’IRM – et faire sauter la machine (oui, je suis une traumatisée de Dr House).
    Finalement pas de soucis avec mes implants et je confirme que l’IRM de la tête est déstabilisante (même quand on est pas claustro). Le fait d’avoir un cathéter pour envoyer un liquide de contraste n’est pas non plus « au top du conforte», mais on fait avec.
    Comme la veille, à la fin de l’examen le spécialiste est passée me voir pour m’annoncer les résultats. Heureusement, tout était bon (même que j’ai la tête bien faite :p).

Je ne saurais pas trop vous expliquer quel effet cela fait…
Vous êtes soulagée de savoir que tout est comme il faut, et en même temps perplexe de voir qu’il n’y a pas d’explications à votre soucis d’hormones.
En quelque sorte on se sent frustrée de ne pas avoir de boucs émissaire à l’absence de grossesse :/

  • Entre temps mon médecin m’avait demandé de refaire les prises de sang (au même moment du cycle) pour voir si le problème perdurait.
    On était en plein période des fêtes de fin d’année et je suis allée dans un autre labo d’analyse.
    Là bas on m’a dit qu’il fallait plutôt faire ces analyses vers 10h du matin et pas forcement ajeun (alors que pour les précédente je devais venir à 7/8h en étant ajeun). Allez comprendre …
    Au final, on obtenu les mêmes résultats : pic de prolactine 5 jours avant les règles, suivi d’une chute de la progestérone le lendemain
  • De retour chez mon médecin généraliste (avec ma collection de résultats) j’ai connu le plus grand moment de solitude de toute cette histoire. Car pour être clair … il n’en menait pas large puisqu’il ne comprenait pas ce qui se passait. Il m’a donc dit que ça allait venir maintenant tout seul (vu que je sortais par ailleurs de depression) et qu’il n’y avait plus qu’à…

Sauf qu’entre temps, j’avais toujours mal et que j’ai recommencé à saigner en plein cycle !
Alors même si mon spécialiste de la fertilité m’a dit qu’on avait pas besoin de se voir avant la PMA… je me  suis décidée à prendre RDV avec lui. Quitte à passer pour une dingue qui somatise !

  • Et ça n’a pas raté, quand mon spécialiste m’a vu arrivé avec mon mari et mes examens sous le bras, il a été plutôt surpris. Car pour lui, même si ces pics et chutes hormonales sont au dessus des moyennes, ils sont parfaitement normaux !  A son sens l’ensemble de ces examens étaient superflu !
    Car ces douleurs au bas vente, les seins douloureux 2 fois par mois et les céphalées,  c’est un symptôme assez classique de dérèglement hormonal lié au manque de progestérone en fin de cycle !
    Il m’aurait suffit de lui en parlé à l’automne pour qu’il fixe le problème avec un substitut en cacher à prendre sur les 10 derniers jours du cycle ! 

Oui : C’ETAIT JUSTE CA !

Bilan

Donc non, je ne suis pas folle : il y a bien un petit souci ! Celui ci peut s’expliquer par la prise de poids mais aussi les suites de la grossesse.  En l’état il n’y avait pas de quoi s’alarmer… il fallait juste en parler à la bonne personne.
J’ai donc un médicament à prendre pendant 10 jours à partir du 15jours du cycle. Par ailleurs  je dois faire attention à ne pas prendre plus de poids (voir à en perdre si cela est possible)

Pour tout vous dire, ce médicament ne m’empêche pas d’avoir les seins douloureux deux fois dans le mois, et je ne suis toujours pas enceinte. Par contre je n’ai plus de migraine et moins de douleur au ventre.

 

Mais surtout, j’ai l’impression d’avoir tous les signaux au vert pour une future grossesse.
Même si j’ai pas mal pleuré en fin d’année dernière (à l’époque où j’aurais du accoucher), j’ai l’impression de m’être enfin remise de ma fausse couche, et d’avoir pris un nouveau départ.
Le passage par tout ces examens a été un peu lourd, mais dans le brouillard où j’étais à cette époque, je pense que cela explique ce qui m’a pousser à faire ces examens (et y croire) sans me poser plus de soucis !

Heureusement tout était pris en charge par la sécu et ma mutuelle. Mais je  ne peux pas m’empêcher de penser qu’un second avis médical devrait être systématique dans le suivi de la stérilitéPas pour mettre en doute ce qu’on vous dit, mais pour éviter les écueils et compléter les avis selon les spécialités.

 

 

Quant à moi j’ai mis tout ça de coté et j’avance bonnant malant.
De l’avis de mon spécialiste (et de mon médecin), il n’y a plus qu’à !
(et si jamais il ne s’est rien passé d’ici juin… et bien on en passera par la PMA…)

 

J’espère que ce petit récit aura su se montrer quand même intéressant.

J’avais envie de partager cette drôle d’expérience et vous donner aussi des nouvelles.
Pour le reste « on croise les doigts »

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