La relation père-filles

On ne parle pas souvent de Lui sur ce blog, non ?
Mon psy aurait beaucoup de chose à dire là dessus, en commençant par signaler que les femmes trouvent souvent la relation maternelle suffisante, au risque d’oublier la tierce partie qu’est le père 😝.
Et il aurait peut-être raison, ou peut-être pas 🤷‍♀️.

Si je n’en parle pas, c’est qu’à mes yeux, il est toujours là. Et à default de faire « partie du décor » il est tellement dans le quotidien que j’oublie aussi de le mettre en lumière ?

Pourtant mes filles ont un père présent et super participant dans leur quotidien. Il a d’abord poussé au maternage et à l’éducation bienveillante. Puis il est passé à la lutte quotidienne contre les stéréotypes de genre et de classe, que MissJ s’est mise à construire depuis l’école maternelle 🙃.

Alors oui… il y a des moments où il perd patience (comme moi), et il y a des moments où on se dispute devant les filles, même si on limite autant que possible de se contredire l’un l’autre 🤯.
Chaque crise est reprise plus tard avec les filles, pour mettre des mots sur ce qu’elles ont pu voir ou entendre.
Car quitte à dépasser les bornes, on s’en sert comme support de discussion 🤷‍♀️ On parle ainsi de gestion des émotions, du rapport à soit, aux autres.

J’espère qu’avec tout ça, mes filles grandiront en ayant compris que les adultes, aussi, ne savent et ne réussissent pas tout. Que l’échec fait partie du quotidien, et que le principal est de faire les efforts pour que tout le monde se sente bien 🤔.

En attendant j’ai des filles qui appellent aussi bien « papa » que « maman », et je ne comprend toujours pas comment les familles mono-parentales arrivent à sortir la tête de l’eau 😱
Vous avez vraiement mon to-tal respect pour tout ça !

Le « tour du monde des enfants heureux »

🤭 ça fait un petit bout de temps qu’on a pas parlé livre sur ce compte.
Et pourtant je continu à dévorer les livres sur le thème de l’enfance. Parfois à destination des enfants, parfois à destination des parents.

Ce livre-ci, est une ENORME coup de coeur parmi tous les livres de parentalité que j’ai pu lire depuis l’année passée 🥰📚
Pour moi c’est même un cadeau idéal pour les futurs parents, car il vous sort complètement des modèles habituels : manuel d’éducation ou guide des parents

Dans le « tour du monde des enfants heureux » on se ballade au gré des envies ou des continents. On découvre ainsi d’autres traditions éducatives, parfois centenaire, qui respecte les enfants et vise à leur bienêtre.
Il y a de tout, de nos voisin anglais, aux peuplade sud américaine, asiatique, etc…

Et j’insiste : ce n’est pas un manuel d’éducation positive, ni même un catalogue de bonne pratique !  C’est (juste) un bouquin plaisir qu’on feuillette en profitant des sujets divers et de belles illustrations.
Il peut se lire d’une traite ou par à coup,  chapitres après chapitre ou encore au hasard des pages que l’on ouvre.

Si vous êtes curieux n’hésitez pas à aller le feuilleter en librairie, c’est vraiment un feelgood bouquin, qui ne met pas la pression et vous donne envie de s’exclamer avec des « Ah ouai, vraiment? » ou « Han mais c’est trop cool ça, je veux faire pareil  » 😚

Le tour du monde des enfants heureux, de Marion McGuiness – 24,95€

Je l’ai découvert cet automne et depuis je l’ai déjà offert 3 fois, c’est vous dire ^^. 

Photo d’enfant, parentalité et reflexes instragram

Cette semaine, le temps d’une promenade dans la vielle ville de Malaga, nous avons connu un épisode « mode » un peu cliché, et pourtant hautement instagramable.
Car MissJ étant la « fifille » ultra genrée (qui déprime un peu son père 🙈), elle a évidement craqué sur une robe sévilliane 💃. Comme nous étions d’une boutique fait-main et qu’accessoirement la robe était en solde, on a dit oui.
Mais une fois la robe sur elle (pas besoin de l’emballer: « c’est pour consommer tout de suite » 😅) j’ai un peu craqué…
J’ai enchainé avec un châle, un peigne et une fleur pour les cheveux. Le kit classique de la petite Flamenca en quelque sorte. Et voilà qu’en 15 minutes, MissJ était transformée en Sévillane et super fière de sa tenue.
Au point de se plier à une séance photo dans les jardins de la cathédrale ( 😎 alors qu’habituellement elle n’aime pas plus que ça les séances photo)

Bref, on était en plein dans le cliché des touristes en vacances, mais j’étais heureuse de lui faire ce plaisir.

On se baladait dans les jardins (et elles courraient à côté des fontaine) lorsque d’autres touristes sont venus me demander de la prendre en photo.
J’ai alors réalisé que des gens la prenait déjà en photo et ça m’a plutôt refroidie.

Et c’est évidement à ce moment que sa petite soeur à mis les pieds dans la fontaine et à définitivement cassé l’ambiance (ou le moment selon votre point de vue).

Depuis je m’interroge sur le côté un peu trop instagrammable des filles quand elles s’amusent.
Le fait qu’elles soient apprêtées et mignonnes fait souvent sourire les gens , surtout qu’elles sont à l’âge où elles aiment s’over-saper (du genre mettre une robe de demoiselle d’honneur pour aller acheter le pain ? Tout à fait normal, c’est mon quotidien).

Mais je m’aperçois que certains n’hésitent pas à les photographier.
Je ne sais pas trop quoi en penser, ça me met mal à l’aise.


J’ai posé la question sur instagram et j’avoue que les retours m’ont laissé dubitative.
Dans une grosse majorité des cas les parents m’ont répondu qu’ils allaient voir la personne et demandaient à supprimer les photos.

Personnellement désormais, je rappelle mes enfants pour les soustraire aux photo.
Mais de là à aller au devant des personnes, ça ne m’est jamais arrivé

Et vous ?

Maman enceinte VS Terrible Two

Que c’est dur ces temps ci d’écrire et de publier. Entre les contractions, le dos qui se bloque et la fatigue … j’ai l’impression d’être une petite vielle incapable de s’assumer 👵🏻!
Et pourtant il faut s’activer, car c’est un peu la dernière ligne droite. J’essaye de donner un maximum d’attention à MissJ mais ce n’est pas simple au quotidien.

Du coup ça grogne et ça boude chacun de son côté… pas facile de conjuguer le Terrible Two et la grossesse 🤦‍♀️!

Alors on s’excuse, on essaye de se rendre plus disponible (même si on en a pas envie). J’ai souvent la fierté maternelle dans les chaussettes, et je ne m’attends pas à mieux ces prochains temps.
Si j’arrive à verbaliser les choses pour MissJ ; en expliquant que « 🤗c’est normal que tu veuilles de l’attention et qu on est prêt à t’en donner même si on sait que tu es une grande fille etc »; c’est beaucoup moins simple de faire le point pour moi-même 🤔

D’ailleurs mon réflexe d’aller regarder ce qui se dit dans les bouquins est sur la brèche.
Car si on trouve beaucoup de choses sur la gestion des émotions pour les enfants, la littérature est beaucoup plus pauvre en ce qui concerne les parents et l’éducation positive… 😑
Le sujet des colères et des oppositions est bcq plus représenté chez les adeptes de Rufo etc.

Faute d’autre chose je bouquine « éduquer sans punir » [mais je veux bien vos suggestions si vous en avez].

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Inviter la pédagogie Montessori dans la cuisine

Dans la catégorie livre dont je dois absolument vous parler il y a ce livre d’Audrey Zucchi : Grands apprentissages Montessori pour petites mains: 60 recettes et 70 ateliers Montessori pour des enfants autonomes et épanouis !

📚C’est typiquement le genre de livre que j’achète sur un coup de tête … avant de réaliser qu’il est est encore plus-mieux que ce à quoi je m’attendais 🤩



Initialement je l’ai acheté pour enrichir les initiations cuisine que nous tentons avec MissJ.
Je pensais y trouver des recettes de cuisine adaptées à son âge; mais j’y ai trouvé beaucoup plus😚
Car les recettes ne sont qu’une partie du propos. Pétrir, trier, froncer la pâte, casser des oeufs, etc 👩🏻‍🍳👨‍🍳il y a de multiples gestes et des savoirs-faire à explorer, en fonction de l’âge des enfants.
Et derrière chaque technique il y a l’explication sur les compétences que l’enfant met ainsi en branle.

Grands apprentissages Montessori pour petites mains, d’Audrey Zucchi
Editions Marabout, 16,90€

D’ailleurs le livre commence par expliquer la pédagogie Montessori appliquée à la cuisine ; en cumulant avec de multiples conseils pour enrichir l’expérience de la cuisine en famille 👨‍👩‍👧
Le tout avec de grandes illustration photos, des couleurs, un texte aéré et des encadrés qui creusent certains points mais aussi des cartes d’activités et des jeux.

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Accident domestique: la peur bleue qui vous rappelle les risques !

Les accidents domestiques, on en entends parler dans des campagnes de sensibilisation ou dans les faits divers.

Pour les premiers ont a tendance à les survoler, en se disant parfois qu’ils en font trop ou en ce disant que ça ne nous concerne pas. Pour les seconds on pense aux parents, à l’enfant et au maelström d’émotions qui serait le nôtre à leur place. Mais souvent on se dit que ca n’arriverait pas chez nous.

Et puis il y a ces faits divers qui sont arrivés à des proches ou des amis de proches. Des anecdotes qui vous font réaliser que « ca n’arrive pas qu’aux autres ». Ça surprend et, je l’espère, ça fait réfléchir.

Et c’est exactement le but de mon billet du jour. Car cette semaine, ma fille a failli passer par la fenêtre !

Quand une peur bleue vous rappelle à l’ordre

Ce jour là mon mari était malade et donc pas franchement disponible pour sa fille ou moi. Pour ma part j étais passée chercher MissJ chez sa nounou, l’avais emmené un peu au parc puis ramenée à la maison. C’était les premiers beaux jours donc jouer en extérieur était plus qu’agréable tout comme ouvrir les fenêtres pour l’ambiance printanière . Continue reading « Accident domestique: la peur bleue qui vous rappelle les risques ! »

Le cododo avec un bambin, l’autre façon de les voir grandir

Ces temps ci je n’ai le temps de rien.
Speed au boulot, speed à la maison 😣
Je fais très attention à accorder du temps à MissJ mais il y a des soirs où c’est difficile de garder cette priorité en tête.

J’ai comme l’impression qu’il me faudrait un bouton « pause » pour pouvoir souffler et remettre mes idées en ordre 🤔.
Et c’est dans ce contexte assez brouillon que je me félicite encore et encore de pratiquer le cododo 👥🤘🏻
Je n’ai d’ailleurs plus aucune gêne à en parler, voir à le revendiquer.

Car si ça surprend et ça déconcerte, je me suis surtout aperçue que ça faisait se questionner les autres parents.

Au début le cododo c’était une question d’allaitement pour nous 🤱, puis de confort pour les nuits hachées🤦🏼‍♀️…
Et c’est ensuite devenu bien plus que ça !

Comment, pourquoi  ?

💁‍♀️Dans une journée où l’on voit notre fille « au mieux » 1 heure le matin et 2h le soir (parfois moins) le cododo est une façon de rester en présence les un avec les autres😚.
Même si on dort et qu’il y a de moins en moins de réveils, dormir tous ensemble est une façon de passer du temps « ensemble » et de voir notre MissJ grandir.

Car j’ai souvent l’impression de passer à côté de ma fille quand on ne prend pas le temps de « s’accorder du temps »😒
Et sur les 2 jours d’un week-end, on est souvent trop juste dans le temps qu’on s’accorde – bouffés comme on l’est par nos impératifs d’adultes ⏱🛒📑!
Au point que certains dimanches, le blues du retour au boulot est devenu le blues du week-end en famille 😥

Du coup, chaque soir, quand j’endors mon bébé contre moi (ou que l’on se glisse dans le lit à côté de notre fille endormie) je suis heureuse de la sentir près de nous, calme, confiante et elle-même😊.

Je n’ai pas besoin de plus, juste de la sentir près de moi en sachant qu’un jour ça va s’arrêter et que je ne regretterai rien … car j’aurais vécu tout ce que je pouvais vivre de sa petite enfance 💗

Quand les microbes se tapent l’incruste … les parents se feraient bien la malle !

Si vous avez reconnu du premier coup d’œil le thermomètre et le doliprane sur cette photo vous en comprendrez d’autant mieux la légende et le propos : Je suis ÉPUISÉE 😭 !

Plus de 15 jours de maladie à la maison, entre MissJ, son papa et moi. Je crois que ça a été le mois de janvier le plus long de toute ma vie 😷!!!
Et j’ai même pas eut le temps de me soigner correctement que les microbes reprenaient du terrain chez notre co-famille en nous re-contaminant une seconde fois 😤 .

Résultat : on a survécu bon an mal an entre fièvres, vomi, nez qui coule et autres joyeusetés🤢.

Depuis mardi heureusement tout le monde va mieux🤞🏻. 😑 Mais il a fallu remettre tout le monde aux routines et horaires du quotidien.
Et avec la fatigue accumulée j’avoue que mes réserves de patience et de bienveillance étaient à plat🤬.

Heureusement on est vendredi et on commence à toucher au but🤘🏻.
MissJ se sent de nouveau sécurisée et la maison ressemble “presque” à quelque chose. Je dois encore retaper mon mari et assurer l’intendance de le semaine mais j’ai l’impression que cette horrible passe prend (enfin) fin !

Vivement février 😳 et j’en profite pour vous souhaiter une bonne année 2018 👉🏻 AVEC LA SANTEE !!! 

Pourquoi ai-je adoré « Pour une enfance heureuse » !

Ca fait longtemps qu’on a pas parlé bouquin ici, 📚non ?
Et pourtant avec la reprise du boulot j’ai enfin retrouvé le plaisir de pouvoir lire 10 pages sans être interrompue ! Je bouquine ainsi chaque matin et chaque soir dans les transports en communs … et c’est un vrai moment de grâce.
Un peu comme un sas de décompression entre le rythme effréné du bureau et la demande d’attention constante de ma petite fille.
Limite j’entends un carillon chanté lorsque j’ouvre mon bouquin dans le RER 👼🏻

Mais bref, je m’égare !

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de ce livre : pour une enfance heureuse.
Je l’ai découvert par Instagram et j’ai eut envie de le lire pour trouver quelques arguments scientifiques à opposer à ceux qui prônent l’éducation à l’ancienne.

Mais force est de reconnaître que ce bouquin va beaucoup plus loin et je suis absolument RAVIE par cette lecture ! Le principe : vous expliquer (simplement) comment marche le cerveau, les hormones, l’apprentissage et les interdépendances hormonales … et les mettre en relation avec le développement du petit enfant (0 à 6 ans).

Et même s’il faut s’accrocher sur certains passages l’ensemble est tellement étonnant que j’en suis restée baba ! Pourquoi ne nous parle-t-on pas de l’impact physiologique des pleurs du nourrisson ?
Comment peux t on encore laisser pleurer bébé (au quotidien) quand on voit les dégâts que cela peut causer ?
Et surtout : comment peut on encore parler de « caprice » chez un bébé alors que les études nous montrent qu’ils sont juste incapable de traiter les afflux d’émotions comme nous le ferions à leur place ?

Ce livre n’est pas un réquisitoire mais une démonstration scientifique dont je recommande la lecture quand on veut vraiment démêler le vrai du faux dans l’éducation du jeune enfant.

Catherine Gueguen – Pour une enfance heureuse – 7,80€

Et à moins de 8 euros c’est un sacré bon investissement !